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Les deux autres, ça les dépassait.

Entre la poire et le fromage.

La fille pendant que la mère soupirait les yeux au plafond comme si elle allait trouver la réponse auprès de son connard de bon dieu. Mais explique nous, explique nous ce que tu peux bien lui trouver à cet épouvantail. Elle est laide, laide à faire peur. (Quelle idée, autre que celle des pétasses blondasses siliconées de tes magazines à la con as-tu de la beauté ?) Elle est monstrueusement maigre. (Vu de ton point de vue d'obèse, ça c'est sûr.) Va savoir, elle a peut être le SIDA ! Une tête de droguée faudrait être aveugle pour ne pas le remarquer ! (Bon, fumer un ou deux pétard par jour, ça n'en fait pas une droguée. Et je te signale que la plupart du temps, on fume à deux. J'ai une tête de drogué ?) Non, vraiment elle n'est pas nette cette gamine. Tu ne peux pas trouver une fille bien ? (Nous y voilà. Une fille bien, c'est quoi ? Une de ces pucelles cathos coincées que tu essaies de me refiler régulièrement ? Non, non merci.)

Elle en tartinait et re tartinait des couches et des couches.

Salir Héléna, elle s'en jouissait dessus.

Sa méchanceté était orgasmique.

Orgasme de pauvre.

 

Héléna et moi.

 

De l'amour ? Certainement pas ! Nous étions trop lumineux pour sombrer dans l’obscurité des illusions. L'amour, leur grande affaire ! Une pathologie cérébrale qui débilitait qui en était atteint. Ce n'était rien d'autre que l’instinct de reproduction qui poussait ces minables à s'accoupler. Point barre. Et nous la reproduction... Nous n'avions aucune envie de perpétuer cette espèce de lamentables nuisibles.

Quand on les regardait se bécoter les yeux dans les yeux en se bavant dessus pour en pleurer le lendemain, on balançait entre rire et nausée. Si seulement le ridicule les avait tués !

 

Du sexe ? C'est à dire sombrer dans le marécage nauséabond de la pornographie ? Le sexe, une obsession qui leur faisait croire qu'ils existaient puisqu'ils copulaient et se reproduisaient. Comme deux singes sans poil qui grimaçaient jusqu'à cette convulsion finale qu'ils appelaient orgasme. Une éphémère agonie de l'un dont l'autre se nourrissait.

Le sexe eût été notre désastre. Il nous aurait éloignés l'un de l'autre. Détruits.

On baisait parfois, rarement. Sans jamais jouir. Quel intérêt ? Que cet abject rictus final sur la figure déformée de l'autre. Nous avions le sens de l'esthétisme trop élevé pour ça.

Baiser, c'était peut être une forme de suicide à blanc.

 

Héléna.

 

Héléna,

c'était vital.

Ma respiration, mes battements cardiaques.

La purificatrice de ma physiologie.

Elle m'empêchait de pourrir avant de crever.

 

Voilà ce que je lui trouvais oh connasse pétrie de putréfaction physique et mentale.

 

Héléna.

Je refusais absolument de la dire morte.

Envolée, partie de son plein gré.