Blog méandres

18 octobre 2017

CLOVIS TROUILLE

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MAGGIE WEST

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LE LIVRE

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Ce fut au fond, d'abord, une lettre de rupture que ce livre, comme il s'en écrit dans les couples où ni l'un ni l'autre n'ont plus rien à donner ni à recevoir et qu'il vaut mieux tout arrêter plutôt que de gâcher une histoire qui fut belle.

 

Une fois constatée l'usure du temps, mieux vaut que chacun reprenne ses billes et parte de son côté, sans regard en arrière, sans regret, sans remord puisque que l'on s'est mutuellement donné tout ce que l'autre était capable de recevoir.

 

Après quarante de vie commune. On a le temps de prendre des habitudes. Il y avait de plus en plus d'habitudes. Il me surprenait de moins en moins. Comme une routine entre nous alors que nous avions vécu le pire comme le meilleur avec la même intensité.

 

Et je le reconnais, je ne le supportais plus comme on ne supporte plus une femme jadis belle et d'agréable compagnie mais qui en vieillissant tombe en décrépitude et devient acariâtre. Ça devenait douloureux pour moi.

 

Alors, j'ai écrit un livre.

 

Comme une lettre de rupture sous la forme d'une dernière déclaration d'amour. Pour finir envers et contre tout en beauté cette histoire qui fut la nôtre. Pour lui expliquer que je le quittais parce que je l'aimais, que je le quittais avant de le détester. Avant d'en être dégoûté pour toujours et rester sur une impression désagréable, une saveur amère, et des regrets par milliers. J'ai rompu pour continuer à l'aimer.

 

Il me ne restait plus qu'à en faire mon deuil.

 

A chacun sa façon de faire son deuil.

 

Certains vont à la pêche à la ligne pendant que d'autres cultivent leur jardin. Et que sais-je encore ?

 

Moi, j'ai écrit un livre pour faire mon deuil de ce métier que j'ai aimé, pratiqué avec passion et que, un dernier jour d'avril j'ai quitté pour toujours. Sans tambour ni trompette, sans cette cérémonie funéraire que l'on appelle pot de départ. Personne n’était mort. Tout cela ne méritait pas un requiem.

 

Pour en faire mon deuil, j'ai écrit un livre.

 

Acta fabula est.

 

Une fois le rideau tombé sur la dernière scène, après la dernière réplique, au delà des coulisses, la vie continue.

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17 octobre 2017

VACUITÉ DE LA PSYCHIATRIE ET FOLIE

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Quarante ans de carrière en psychiatrie.

Soixante ans de vie sous le signe ineffaçable de la dite psychiatrie.

Mais je me fous totalement de la psychiatrie.


C'est quoi la psychiatrie ? Un ensemble de tableaux cliniques, un tableau de plus en plus large de la pathologie mentale, aujourd'hui grâce au DSM, on est tous, chacun de nous, plus ou moins assurés de souffrir de troubles mentaux. Auxquels il faut associer, c'est parait-il indispensable un suivi auprès d'un psymachinchose dont l'essentiel du boulot sera de vous prescrire un psychotrope quelconque pour la plus grande richesse de l'industrie pharmaceutique et le gonflement de son tiroir caisse. La chimie est en train d'enfermer toute l'humanité derrière le rideau de fer d'un totalitarisme ni rouge ni brun mais d'un blanc médical. On tend vers une aseptisation des cerveaux comme celle des blocs chirurgicaux.

 

Ce qui m'a intéressé et qui me passionne encore, c'est la folie dans son entièreté, le fou dans son étrangeté.

 

La folie n'est pas un monde, mais une galaxie d'univers qui méritent tous d'être explorés en sachant que jamais, et heureusement, on en atteindra la moindre limite. C'est un voyage fantastique aux confins de la raison raisonnante, de ce qui est admis comme étant la normalité, au delà de tous les repères admis comme indépassables si l'on veut raison garder.

 

La raison ! On dit que des fous qu'ils ont perdu la raison. Mais quelle raison ? Les fous ont leur raison, leur logique, leur vision du monde, d'eux mêmes et des autres qui leur sont propres à chacun d'eux. Comme elles devraient l'être à n'importe lequel ou laquelle des gens dits normaux Ce sont sans doute les derniers qui résisteront à cette volonté d'uniformisation qui caractérise nos sociétés libérales avancées.

 

Choisir le chemin de la folie serait-il désormais la seule voie sinon de la révolution, du moins celle de la révolte ? De la rébellion contre l'ordre établi ?

 

Je sais bien, par expérience que la folie est rarement un choix, qu'elle est douloureuse, parfois intolérablement douloureuse, qu'elle peut être mortelle. Mais ne le serait-elle pas moins si, au lieu de vouloir l'anéantir, on tentait d'encourager et d'aider le fou à accepter et apprivoiser sa folie ?

 

Si on acceptait le fou dans son étrangeté, la folie dans son entièreté ?

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16 octobre 2017

ALBERT SPEER / AU COEUR DU III° REICH

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Albert Speer.

Architecte préféré de Hitler.

Qui finit ministre de l'armement et dont l'action prolongera la seconde guerre mondiale.

Jugé à Nuremberg et condamné à vingt ans de prison qu'il effectuera à la prison de Spandau.

Speer qui, comme il le fit durant le procès, prétend n'être en rien au courant des horreurs des camps de la mort, tout ignorer des activités des SS, de la Gestapo, de la Wermacht. Lui, c'est un artiste, certes subjugué, comme tout le peuple allemand, par Hitler auquel il ne pouvait pas résister. Ce sera sa défense à Nuremberg, il continue à l'affirmer dans ses mémoires. A longueur de pages, il se justifie, se dédouane des crimes nazis avec parfois des pudeurs de pucelle. Il en serait touchant s'il ne s'agissait pas d'un des responsables les plus haut placés et parmi les plus proches de Hitler. Comme le tribunal de Nuremberg, on pourrait le croire quand il prétend n'avoir rien su de la réalité nazie tout à son œuvre d'architecte du Führer. Dommage pour lui, on a retrouvé des photos de ce cœur tendre et rêveur en train de visiter les camps d’extermination. Si ces photos avaient été découvertes en 1945, il est certain qu'elles l'auraient conduit avec les autres à la potence.

Donc, ces mémoires ne le rendent pas vraiment moins antipathique bien au contraire. J'ai eu du mal à croire tout ce qu'il raconte pour se donner au fond, un beau rôle au milieu de la clique hitlérienne. Reconnaissons lui d'avoir tout fait, pas mas seul, pour contrer la politique de la terre brûlée de Hitler qui ne voulait pas que le peuple allemand lui survive.

Ce qui est intéressant par contre c'est que Speer au cœur du système nazi fait une description sans complaisance, parfois même féroce, du système et des hommes de ce système, de leurs rivalités, de leurs conflits, de leurs coups tordus pour toujours pour de pouvoir et être toujours plus près de Hitler. Il montre à quel point ils étaient tous, à de très rares exceptions près, de pauvres types qui profitèrent des circonstances et du soutien de Hitler, pour se venger sur le monde entier de leur médiocrité. Speer décrit précisément à quel point ce système était totalement schizophrène. On comprend pourquoi, l'armée allemande, à son corps défendant, perdra une guerre qu'elle n'aurait objectivement jamais dû perdre. Entre les incohérences de Hitler qui n'écoutait plus rien ni personne et commit des erreurs tactiques lourdes de conséquences, des généraux impuissants et timorés, les luttes d'influences qui détruisaient tout le système de l'intérieur, non, et heureusement, Hitler ne pouvait pas gagner cette guerre même s'il fut parfois très près de la victoire.

Les mémoires de Speer constituent donc un précieux témoignage sur la grandeur et la chute du III° Reich, la monté de Hitler au pouvoir et sa déchéance intellectuelle et physique rapide jusqu'à son suicide.

Indispensable à qui veut comprendre autant que faire se peut cette période du siècle dernier.

 

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VOLDEMAR LESTIENNE / FURIOSO

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Histoire d'un livre

J'ai lu ce livre pour la première j'étais adolescent. Je l'avais sorti de la bibliothèque paternelle. Je viens de le récupérer vingt et un ans après la mort de mon père parmi ses livres stockés chez mon frère et que je n'avais pas encore osé toucher. J'ai donc retrouvé Furioso et ce n'est pas sans émotion que j'en ai tourné les page qu'il y bien longtemps maintenant mon père avait lues avec un plaisir non dissimulé. Il partageait ses lectures avec moi. C'était un terrain où il était plus facile de discuter avec lui que sur d'autres, le cher homme supportant mal la contradiction et partant du principe que de toutes façons « j'étais trop jeune pour comprendre ». Mais quand il s'agissait de causer littérature, les choses étaient beaucoup plus faciles.

Il m'avait donc vivement recommandé ce bouquin que j'ai enfin relu.

 

De quoi s'agit-il ? Des trois mousquetaires pendant la seconde guerre mondiale. Vous y suivez les aventures de nos trois mousquetaires qui comme chez Dumas étaient quatre. Quatre, un à demi défiguré qui se mure dans un mutisme obstiné, une grosse brute au cœur tendre incorrigible bavard, un juif quelque peu dandy et incorrigible amateur de femmes et enfin un tout jeune homme, encore un adolescent puceau qui rejoint la France libre parce que quand on est fils d'aristocrate et que son père vient de mourir à la guerre, on ne peut pas faire autrement que de se battre pour la patrie, c'est atavique dans la vieille noblesse française. Vous y verrez De Gaule et Churchill se prendre la tête et se disputer ces quatre héros, le premier arrogant et hautain, le second ivrogne invétéré et malgré tout ce qu'il porte sur le dos, dont le général français, reste un cœur tendre. Vous suivrez leurs aventures picaresques, parfois désopilantes, parfois dramatiques, ils se retrouvent en pleine Allemagne nazie et côtoient l'horreur de très près. Ces quatre là sont unis à la vie à la mort. Ajoutez une jeune fille pure dont le père est moins pur, une femme fatale surnommée la juive de la Gestapo et toutes les figures inquiétantes du III° Reich. Ces quatre mousquetaires risquent leur vie pour l'honneur de la reine d'Angleterre à qui on a volé un album photos compromettant. Il en fallait peu pour choquer la pudique Albion, le trône aurait pu vaciller jusqu'à la révolution dont les nazis espéraient bien profiter pour faciliter leur débarquement sur les plages anglaises.

Voldemar Lestienne viole l'histoire avec jubilation et, pardonnons lui, car il lui a fait un bel enfant.

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12 octobre 2017

LES VIEUX

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C'est affreux la vieillesse.

 

Ce corps qui qui fout le camp aux abonnés absents. Cette chair qui ne répond plus, qui n'attire plus personne. Et qui vous donne le dégoût de soi quand, par accident, vous la rencontrer dans le miroir de la salle de bains. C'est bien parce qu'il faut, même si ça ne sert plus à rien, rester propre sur soi. Il ne manquerait plus que l'on pue ! Déjà qu'un vieux ça ne sent pas bon !

 

Ces portes de la jeunesse, celle des autres, définitivement, irrémédiablement fermées. Qui ne s'ouvriront plus jamais. En rêver, seulement en rêver, serait de la pire indécence.

 

Cette interdiction incontournable que l'on s'impose de frotter sa vieille peau contre une peau trop jeune. Malgré l'âge et sa propre décrépitude, qui pourrait bien avoir envie d'une aussi décrépie que soi ?

 

Les vieux sont pauvres.

 

Mais ils ne sont pas seulement pauvres en argent. Même les vieux fortunés sont des fauchés du sexe. Ils n'ont pour seul bien qu'une triste branlette en solo et un rouleau de papier essuie tou.

 

Mais ce n'est pas parce que l'on est vieux que l'on n'a plus droit de jouir en se masturbant entre garçons, comme à l'époque des jeux troubles de l'adolescence.

 

Alors.

 

Allez viens. Viens l'ami de toujours. J'ai de la bière au frais et des pornos téléchargés sur internet.

 

On va se branler ensemble, chacun dans sa main. Même si on bande très mou, même si on éjacule à petits pas, on s'en fout. On peut se mettre un peu de bonheur au bout des doigts et se dire que malgré les as, rien n'est foutu.

 

Même si on a fait le tour complet de toutes les questions, rien ne nous empêche de poser un peu de lumière sur notre misère.

 

Assieds-toi.

 

On sera bien, tu verras.

 

Une petite avance sur ce paradis qui n'existe pas.

 

Pour échapper un moment à notre enfer ici bas.

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11 octobre 2017

NAMIO HARUKAWA

1http://culturainquieta.com/es/erotic/item/2423-namio-harukawa.html

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JO SCHWAB

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http://culturainquieta.com/es/erotic/item/8843-los-honestos-retratos-de-jo-schwab.html

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LA CHUTE

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Devant le mur gris d'une église sans style qui se voudrait gothique dans le genre flamboyant qui pue la pisse de chat, de chien, et d'humain,

 

il pense

 

artiste de soi-même déchu, déjection canine parmi les déjections canines

 

Comme une sensation de mort imminente et injustifiée sous le soleil gris des vaincus.

 

Il n'a vécu sa vie qu'en la rêvant, il n'a pu la vivre que parce qu'il l'a rêvée, il a vécu à travers les femmes fantasmées, les hommes imaginés et ce troisième sexe qu'il avait créé.

 

Il a rêvé sa vie pour la vivre, il l'a rêvée très fort, très loin, très haut.

 

Et puis, ses insomnies se sont taries. Et ses nuits desséchées sont devenues un désert sans oasis, toute forme de désir fécondant étant enterrée six pieds sous terre.

 

Alors, pourquoi s'entêter à avancer les pieds empêtrés dans un sable stérile pour ne rien trouver au bout du chemin, quand il est totalement inutile d'aller chercher encore cet autre chose qui n'existe pas, qu'il deviendrait totalement absurde de s'obstiner à fouiller sa mémoire pour en ressortir des souvenirs inventés dans sa mythomanie.

 

La liberté de l'onanisme, de l'onirisme éthylisés n'est plus que le néant absolu, le vide total et cette image de la beauté qu'il y concevait comme une peau d'ébène sur laquelle la blancheur de son sperme, étincelant, était superbe,

 

n'est plus qu'une momie oubliée au fond d'un trou, une vieille croûte innommable que personne n'oserait accrocher sur un mur.

 

Ses rêves étaient poussières et sont redevenus poussière. L’illusion fut bien courte.

 

Il n'y a plus de rêve possible, à quoi bon vivre, il en est mort

 

un soir de benzodiazépines.

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