Blog méandres

10 février 2018

SOUVENIRS D'ENFANCE

air-2241560_960_720

C'est beau le gris.


C'est couleur pisse muraille, c'est beau, ça va avec tout, avec tout et surtout avec la déprime. Avec les jours de déprime quand ça pleut de l'intérieur.

 

Ça ne se remarque pas, incolore, inodore, insipide.

 

C'est léger quand on se sent trop lourd devant les vitrines de noël, sous les flonflons de la fête quand la famille s'amuse avant de se foutre sur la gueule. A ce moment là ça évite de se saouler bêtement la gueule comme tout un chacun parce qu'il fut absolument se concentrer sur son spleen pour ne pas sombrer dans le gouffre commun.

 

Quand on ne veut pas piocher dans la gamelle à foutaises où tout le monde fourre ses grosdoigts sales.

 

Le gris, c'est cet oiseau qui vous emporte au plus profond de vous, pour ne pas prendre dans la gueule les pierres de la stupidité grossière des masturbateurs impénitents qui se branlent la cervelle pour n'éjaculer sans orgasme que leur connerie universelle.

 

Et que l'on a envie de la mer à prendre comme une femme ou d'une femme à prendre comme la mer.

 

Quand le ciel transsexuel vous tape sur la tête au point de vous rendre impuissant, quand on se sent cocufié par la vie en bas de soie sac de merde au milieu du troupeau métropolitain qui finit de roter sa nuit dans un brouillard qui pue encore la mauvaise bière et le tabac froid.

 

C'est beau le gris.

 

Quand la baise n'est pas venue au rendez vous et que l'on se branle pour échapper au désespoir et que ça finit par être jouissif malgré tout parce, pour un instant, on a le bonheur qui passe au bout des doigts.

Posté par fsetrin à 17:24 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


09 février 2018

LE MAUVAIS RÊVE

image

 

 Je faisais souvent, autrefois

 

dans une vie antérieure

 

ce mauvais rêve.

 

Il commençait par une tête de mort aux yeux ouverts en grand qui me souriait de toutes ses dents en me tendant des bras absents.

 

Ça puait la charogne comme une enfance trop mais mal masturbée.

 

Et puis une femme.

 

Une femme qui y offrait sa bouche et son sexe à ma pornographie.

 

Ce n'était pas une femme mais un méchant oiseau charognard qui me guettait pour me nettoyer le squelette de toute chair vive.

 

Elle ne m'ouvrait ses cuisses et son cul que pour mieux m'étrangler sous ses boucles quand elle me la jouait à l'amazone, dans son lit qui ne me fut jamais rien d'autre qu'un cul de basse fosse. Un cul de basse fosse où pourrissaient mes fleurs de la passion.

 

Je sombrais sans fin dans les oubliettes d'un malheur insipide, inodore, incolore, tué à petits feux par le poison des orgasmes vénéneux qu'elle me laissait tomber dans la bouche.

 

J'étouffais et elle en riait.

 

Que lui importait que je veuille vivre, vivre libre, libre d'aimer la vie et de lui mettre d'autres sous vêtements que noirs, libre de ne pas avoir envie et de préférer dormir dans mon lit à une place, libre de choisir seul le parfum de mes aisselles.

 

Libre de tomber et de me relever.

 

Libre de respirer.

 

Quand je voulais partir, quand je voulais m'enfuir, elle exigeait, en guise d'adieu, me faire l'amour une dernière fois. Comme un suicide à deux. Plutôt mourir ensemble que de me voir vivre seul. L'amour lui était exclusif, à la vie à la mort.

 

Jusqu'à la mort.

 

Mais était-ce un rêve ?

 

Était-ce un rêve ?

Posté par fsetrin à 16:52 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

03 février 2018

NARCISSE LE MAL AIMÉ

cr

Narcisse, le mal aimé.

 

Narcisse qui s'aime de cet amour qui dure toute une vie et qui meurt foudroyé de ne plus pouvoir s'aimer.

 

Quand il y a laissé sa peau et qu'il n'est plus que cendres.

 

Narcisse, le surpuissant parce qu'il ne connait jamais la souffrance de se mal aimé, ébloui de se connaître. Vivant dans cette cinquième saison riche, joyeuse, pleine d'un soleil qui ne jaillit que de ses yeux, dans laquelle Narcisse ne danse amoureusement qu'avec Narcisse. Dans la jouissance de sa grandeur.

 

Narcisse, le dernier héroïque subversif, le mal pensant, que la folie a empêché de devenir fou dans sa sublime et douloureuse nostalgie, destructeur de réel et constructeur de son mythe, qui porte en lui les cieux insondables de sa beauté.

 

Narcisse, Sisyphe heureux, pardonné par les dieux.

 

Parce qu'il ne peut jouir que de lui-même, par son reflet parfait.

 

Privilège du divin.

 

La masturbation somptueuse contre le coït en grisé.

 

L'amour de soi posé comme un défi à l'amour du prochain.

 

Posté par fsetrin à 15:39 - - Commentaires [2] - Permalien [#]

02 février 2018

L'ÉVEIL

insomnie_banner

Jouissives nuits froides et blanches d'insomnies, bouillon de culture fécond de nos névroses.

 

Absence de l'oubli dans l'éveil permanent d'une vertigineuse lucidité qui confine à la pornographie.

 

Bienheureux l’insomniaque qui, dans ses interminables nuits blanches, se tient de longues conversations, strictement privées donc sans aucune pudeur, avec le seul être qui compte vraiment dans ce vaste monde, soi même.

 

Intense moment d'intimité sans souci de pudeur, de séduction, d'aimer et d'être aimé. Sans se préoccuper de l'illusoire objectivité mais au contraire dans cette subjectivité absolue qui permet d'atteindre des cimes de désespoir,

 

Bander ou ne pas bander, là n'est plus la question. On s'en fout, les masques tombent. Nudité intégrale dans un miroir qui nous ment comme on veut qu'il nous mente.

 

Dans le délicieux malheur de ne penser qu'à soi, dans l'exquise douleur de s'onaniser dans son mal de vivre, dans la jouissance du bouillonnement de ses agitations intimes, secrètes comme une séance de masturbation où l'on prend le désir sexuel pour une aurore mystique.

 

Laisser enfin au fond d'une poubelle philosophique, l'inanité de vouloir rationaliser l'absurdité de vivre, du désir de rendre l'humain meilleur, de se vouloir beau pour fesser les idées justes en les sodomisant.

 

La mort attend.

 

La faire patienter.

 

En envisageant le seul acte de la vraie liberté, le suicide par auto crucifixion.

Posté par fsetrin à 20:29 - - Commentaires [2] - Permalien [#]

21 janvier 2018

RETOUR DE LOURDES

Lourdes-apparition-de-la-Sainte-Vierge-dans-la-grotte-de-Massabielle-835x1113

Je rentre de Lourdes et j'en ai rapporté un vilain poème.

 

Lourdes, la ville aux dix mille vierges à vendre et une dans une grotte, elle aussi à vendre.

 

Qui ne sont plus vierges depuis le temps qu'on les fait tapiner pour sucer à genoux des glands auxquels elles ne donneront jamais d'orgasme.

 

Lourdes, la ville, que dis-je, la capitale des miracles authentifiés, certifiés par la très sainte, très catholique, très apostolique église très romaine.

 

Lourdes, où se retrouvent les pauvres hères, que la charité chrétienne débraguettent à tous les vents sur leur brancard et qui n'ont aucun orgasme à espérer abandonnés qu'ils sont à tous les vents. Lourdes le pièges à gogos qui s'onnanisent le chapelet, en y dépensant leurs quelques sous en cierges, eau bénite et vaines prières.

 

Lourdes, où l'on expose toute la misère noire du monde et où s'étale toute la stupidité de l'humanité.

 

Lourdes des marchands du temple, des escrocs de la grotte, des voleurs d'âmes, des usurpateurs de sainteté, des coincés de la soutane, des empêchés de l'extase.

 

Lourdes la bigote, citée des latrines confites en dévotions.

 

L'anus mundi mal lavé toujours rempli de l'une ces madones creuse en plastique de forme visiblement phallique.

 

On a les godemichés que l'on peut. Et que l'on mérite.

 

Mais je trouve totalement inconvenant de se faire enculer par la pucelle éternelle mère de dieu.

 

Je hais Lourdes où ma mère trainait l'enfant qui rêvait aux seins ronds et pleins des gitanes sans pudeur du quartier.

 

Posté par fsetrin à 18:39 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


NANCY HUSTON / LIGNE DE FAILLE

images

Une histoire de famille, sur quatre générations. Décortiquée avec la précision et lez froid d'un scalpel. Pour faire sortir les cadavres bien enfouis dans le placard. On commence par cet enfant, enfant gâté, enfant roi, hyper protégé par sa mère, qui jouit, se fait jouir en regardant des scènes de tortures en Irak. Rapidement insupportable, effrayant dans se réflexions qui montrent une maturité qui n'est pas de son âge. Mais il faut bien trouver un moyen d'échapper à l'étouffement maternel. Son père qui ne remettra jamais de son histoire d'amour enfantine, quand lui, juif à Haïfa tombe raide dingue d'une petite arabe à peine plus âgée. Amour impossible. La grand mère qui porte sa culpabilité comme une croix, qui cherche le secret de sa mère pour connaître ses origines, convertie à un judaïsme strict. Une arrière grand mère, uniquement concernée par son art, le chant sans parole.

Peu à peu, au fil des pages les secrets, le grand secret de famille se dévoile, vous tenant en haleine jusqu'à la dernière page. Un grand roman découvert par hasard, une réflexion sur le temps qui passe, sur la famille et les ravages de son éducation qui font boule de neige de génération en génération, sur comment chacun assume l'histoire commune. Et chacun de nouer une relation particulière avec une particularité physique qui se transmet, comme les névroses familiales et générationnelles qu'elle symbolise, de génération en génération.

Une saga familiale lourdement chargée des horreurs de la guerre, de l'Irak à la 2° guerre mondiale, des drames intimes de chacun et qui marqueront indélébilement la construction personnelle de chacun.

Un style époustouflant, fluide, dans une forme courte et lisse dans lequel Nancy Huston manie avec brio l'humour, la tendresse, la sensibilité.

Un roman anté-chronologique. Maintenant que je l'ai refermé, j'ai envie de le rouvrir pour le relire à l'envers.

Posté par fsetrin à 12:22 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

14 janvier 2018

DAVID VANN / L'OBSCURE CLARTÉ DE L'AIR

L-obscure-clarte-de-l-air

Médée, descendante du soleil qui n'aime que la nuit. Ni déesse ni femme. Médée, femme fatale, femme tragique née pour détruire, briser, jusqu'à l'horreur. Une femme libre qui brave tous les interdits pour maîtriser son destin, destin qu'elle assume jusqu'au bout de l'horreur, le meurtre de ses propres enfants. Une femme au milieu de ces hommes rudes qu'elle domine par la peur qu'elle leur inspire. Princesse assoiffée de pouvoir, amoureuse jusqu'à la passion de Jason qui la trahira, incarnation même de la prise de conscience de soi, de ses actes et de ses responsabilités. Une femme animée par un intense sentiment de vengeance envers les hommes et envers les dieux, une rage inextinguible, une volonté de puissance que rien ne peut briser.

Une fois de plus, une fois encore le mythe de Médée est revisité mais dans un style féroce, sublime, flamboyant.
L'écriture est viscérale, minutieuse, violente, glaçante. Car rien ne nous est épargné dans la description des meurtres, des tortures et du sang versé. Chaque phrase est en soi un poème.

Un livre qui m'a surpris, dérouté, bouleversé. Un livre qui plus qu'un chef d'oeuvre est une prouesse d'écriture. Pour moi, une lecture incroyablement belle. Une fois révisée la mythologie grecque. Pour suivre Médée, Jason et les Argonautes dans leurs errances.

Posté par fsetrin à 18:12 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

24 décembre 2017

EMILY FRIDLUND / UNE HISTOIRE DES LOUPS

Une-histoire-des-loups

Que fait donc cette adolescente livrée à elle-même, fille de parents déjantés, anciens hippies pas trop bien fabriquée, un peu sauvage, quand elle observe aux jumelles, entre les broussailles, les nouveaux voisins installés sur la rive d'en face du lac ? Un couple avec un enfant qui visiblement ont une vie bien plus aisée et facile que la sienne et qui viennent vivre, dieu sait pourquoi, au fin fond du Minnesota.. Le père travaille loin, n'est pas souvent là et la mère propose à la jeune fille de passer du temps avec elle et de s'occuper de l’enfant. Un enfant mystérieux, aux comportements d'autiste. Peu à peu, fascinée, elle entre dans l'intimité de cette famille sur laquelle règne sans partage la silencieuse, sentencieuse et sans appel autorité paternelle, ne comprenant que très partiellement ce que cache gaieté de la mère dont la fragilité se dévoile peu à peu, ressentant vaguement que cette famille bien rangé cache un lourd secret. Un lourd secret qu'elle découvre quand il est trop tard.

Un roman sur la parole définitivement scellée, sur le déni de la réalité au nom des croyances, la chronique d'une mort annoncée.

Ce livre, qui ne se livre pas dès les premières pages, est troublant, poétiquement troublant. C'est un pur thriller qu'il faut lire très lentement pour en saisir tous les détails qui les uns après les autres qui nous font pressentir la tragédie finale, nous mènent au dénouement.

L'écriture est subtile, la construction déconcertante, les descriptions tracées comme des ombres chinoises.

Tout y va lentement jusqu'à la précipitation brutale dans le chaos final qui laissera l’héroïsme stupéfaite face à une tragédie qui va colorer toute son existence.

Si vous parvenez au delà du premier chapitre, ce qui n'est peut être pas évident, alors abandonnez-vous, plongez dans ce récit et laissez le vous porter.

Posté par fsetrin à 14:58 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

SYLVAIN TESSON / PETIT TRAITÉ SUR L'IMMENSITÉ DU MONDE

Petit-traite-sur-l-immensite-du-monde

Sylvain Tesson, un voyageur, un errant qui parcourt le monde. Il marche, il grimpe, chevauche, de bivouac en bivouac, dort sous un arbre ou sous un pont ou en haut d'une cathédrale au risque de se rompre le cou.

Son petit traité est un précis de désobéissance sociale. Tesson vit par un choix qui semble bien définitif, à l'écart du troupeau humain. Il a choisi la nature vierge, sauvage, parfois peu accueillante voire dangereuse contre l'homme et son ordre établi, toujours plus menaçant que les vastes déserts que l'auteur parcourt. Il a choisi le monadisme contre le sédentarisme, le mouvement contre l'immobilisme.

Et il voyage. Pour ralentir le temps, pour survivre, pour vivre. Pour finalement rien trouvé d'autre que lui-même. Chacun de ses voyages est une initiation à lui-même.

Le voyage hors des sentiers battus est par essence une initiation à soi-même.

Telle est la leçon de cette philosophie buissonnière écrite dans un style finement ciselé, éminemment poétique.

A lire par tous ceux qui se sentent étouffés dans le béton des cités modernes, dans les foules uniformisées.

Par tous ceux qui se sentent étrangers, en exil dans le monde urbain et civilisé.

Une invitation au voyage en somme.

Un guide de rando composé comme un poème.

Posté par fsetrin à 14:18 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

23 décembre 2017

L'HERBE ET LA BAISE

1513336277639-1512426707782-stress_4

In : https://www.vice.com/fr/article/xwvapk/pourquoi-certaines-personnes-sont-obligees-de-fumer-de-la-weed-avant-de-baiser-stressweek2017

Bienvenue sur On Edge, une nouvelle série d'articles qui décrypte le stress que nous subissons tous au quotidien et la manière de le gérer. Cet article a été initialement publié sur Tonic.

Pour dire les choses simplement, le sexe sous weed est un truc génial. Le cannabis est un aphrodisiaque naturel, et il est donc tout à fait logique que des produits à base de cannabis soient si populaires dans le domaine de la sexualité, à l'image du lubrifiant à la weed Foria. Un simple joint peut suffire à vous rendre chaud comme la braise.

Évidemment, tout ce bonheur cache un côté plus sombre : qu'en est-il de ceux qui ne sont plus capables d'apprécier une relation sexuelle s'ils ne fument pas ? Les psychologues et sexologues que j'ai rencontrés dans le cadre de cet article m'ont affirmé qu'il s'agissait bien d'un épiphénomène, insistant sur le fait qu'un tel comportement n'est qu'un symptôme d'un mal bien plus profond.

Mais commençons par nous demander pourquoi le sexe sous weed est si génial. Selon Ashley Manta, éducatrice sexuelle et fondatrice d'une association qui « milite » pour l'usage du cannabis pendant l'acte sexuel, le cannabis permet à un partenaire d'être moins anxieux, plus à l'aise en ce qui concerne le contact charnel. Ashley poursuit et rappelle qu'il est toujours question de dosage. « Pour les hommes, il paraît souhaitable de consommer une quantité modérée de cannabis, tandis que les femmes peuvent y aller sans se poser trop de questions. Je conseille toujours aux gens d'en consommer un peu moins que ce qu'ils voudraient, afin de vivre une relation sexuelle fun et joyeuse plutôt qu'un bad trip anxiogène. »

Elle poursuit et rappelle qu'il faut bien dissocier l'usage aphrodisiaque du cannabis de la consommation addictive. Si quelqu'un est incapable d'apprécier le sexe sans weed, « il est sans doute essentiel de se poser la question de la relation à l'autre, et à son propre corps », précise Ashley.

« Si vous êtes dépendant au cannabis, il est probable que vous soyez incapable d'apprécier vos activités quotidiennes sans consommer cette substance », résume Amie Harwick, psychothérapeute spécialiste de la sexualité humaine. « Dans un tel cas de figure, la personne dépendante aura sans doute besoin de cannabis pour apprécier une relation sexuelle – elle en aura également besoin pour n'importe quelle relation sociale, en fait. »

Évidemment, une telle dépendance peut s'expliquer par de nombreux traumatismes, des problèmes d'intimité – tout ce qui peut entraîner une gêne vis-à-vis de la sexualité.

« Certaines personnes ont beaucoup de mal à apprécier l'intimité sexuelle, et les raisons peuvent être nombreuses. Pour ces individus, le cannabis est d'abord pensé comme un remède », précise Jordan Tishler, qui travaille dans un centre médical cannabique aux États-Unis. Selon lui, le cannabis peut jouer sur les quatre étapes du sexe, à savoir le désir, l'excitation, l'orgasme et la satisfaction. Bien sûr, le désir et l'excitation varient selon de nombreux critères, du cycle menstruel à la ménopause pour femmes, et de nombreuses autres manières pour les autres. Jordan ajoute que selon des études, près de 30 % des hommes affirment que leur libido est « faible ». À ce titre, la weed peut autant vous exciter que rendre vos orgasmes inoubliables. « Le cannabis entraîne des orgasmes plus intenses », affirme Jordan, qui base ses propos sur les déclarations de ses patients.

Dans certains cas très particuliers, l'utilisation constante du cannabis en amont de l'acte sexuel est une nécessité médicale. C'est notamment le cas des femmes souffrant de vaginisme, à savoir des contractions musculaires involontaires du plancher pelvien. Pour elles, l'insertion d'un simple tampon est extrêmement douloureuse, sans parler de l'acte sexuel. Moushumi Ghose, thérapeute, recommande à ces femmes de fumer une petite quantité de cannabis ou d'utiliser du lubrifiant au cannabis afin d'aider à la décontraction des muscles. « Ces femmes n'appréciaient absolument pas le sexe, de toute façon, résume Moushumi. Grâce au cannabis, elles le peuvent. »

Lorsque l'on parle de personnes étant incapables d'apprécier le sexe sans cannabis, il faut distinguer deux cas de figure : A), s'il s'agit de quelqu'un dont la vie sexuelle était médiocre avant de consommer du cannabis, B), s'il s'agit de quelqu'un qui appréciait le sexe auparavant mais qui après avoir eu une relation sexuelle sous weed ne peut désormais plus s'en passer.

Et puis il vous faut prendre en considération les circonstances. « Ça dépend de la façon dont les gens perçoivent la relation, rappelle Moushumi Ghose. S'il s'agit de deux personnes en couple depuis longtemps, il peut s'agir d'un moyen de pimenter la relation. » Sa thèse centrale étant que l'important est d'analyser la façon dont les deux partenaires s'accompagnent, échangent, et jugent leur propre relation. Tout ça a une influence directe sur leur propension à consommer du cannabis en amont de l'acte sexuel, et sur le possible recours régulier à cette substance.

Posté par fsetrin à 13:55 - - Commentaires [0] - Permalien [#]