Blog méandres

15 août 2019

Jean Michel Basquiat

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La vida y obra de Jean-Michel Basquiat, en una gran publicación de Taschen - Cultura Inquieta

El catálogo de arte de Taschen cuenta con una nueva obra, es una masiva edición de 500 páginas que muestra la vida y obra de Jean-Michel Basquiat. Creada por Eleanor Nairne y editada por Hans Werner Holzwarth, la monografía es un libro de tapa dura de gran tamaño con grandes reproducciones de dibujos, pinturas y páginas de cuadernos del artista.

https://culturainquieta.com

 

 

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14 août 2019

MURIEL BARBERY/L'ÉLÉGANCE DU HÉRISSON

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Renée, une concierge plus vraie que nature.

Paloma, une fillette de douze ans de son propre aveu exceptionnellement intelligente. Fille de bourgeois de gauche. A décidé de se suicider et de mettre le feu à l'appartement familial le joir de ses treize ans.

Manuella , amie de Renée, femme de ménage portugaise. Amie de Renée.

Katuro Ozu, riche japonais.

Et des tas de personnages secondaires.

Le tout sis au 7 rue de Grenelle.

Voilà pour le décor.

J'avais vu le film avec Balasko et j'avais aimé.

J'ai trouvé le livre au hasard d'une promenade, dans une solderie à 1 euro. Et là, du bonheur à l'état pur pour pas cher. C'est alerte, brillant, spirituel, subtil. Non sans une certaine délicatesse. Une belle histoire remarquablement bien écrite.

Renée, la concierge, qui s'obstine à correspondre aux clichés véhiculés sur sa profession mais bien plus cultivée que ne peuvent l'imaginer un instant les grands bourgeois qui l'emploient. Manuella, pleine de bon sens. Paloma qui a déjà tout compris de l'absurdité de la vie et de l'espèce humaine. Toutes les trois promènent un regard lucide, donc cruel sur leur entourage.

Une peinture sans pitié de cette grande bourgeoisie insupportable, de droite ou de gauche (caviar naturellement), de ses travers et de ses vices, de ses a priori, bien campée sur son fric et ses privilèges. Qui méprise cordialement le bas peuple. Une critique acerbe de l'intellectualisme germano-pratin snobinard. Et c'est bourré d'humour, ce qui ne gâte rien.

Seul, Katuro Ozu, très riche, très intelligent et très cultivé se distingue de cette faune puante. Et avec lequel Renée et Paloma auront une très riche relation, sur un pied parfait, malgré les différences sociales et celles de l'âge, d'égalité. A déguster sans modération. On se croit chez Les caractères d'un certain La Bruyère qui aurait écrit Les lettres persanes.

Le second livre d'une humaniste grand teint à la vaste culture classique. Qui, à sa sortie à fait grincer bien des dents. Je vous laisse deviner de qui.

A ne pas rater. La scène du coït canin, raté par ailleurs, est impayable.

 

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Nikolay Bakhare

 

Los retratos prohibidos del fotógrafo siberiano Nikolay Bakharev - Cultura Inquieta

Nos adentramos en los submundos de Siberia en los años 80 a través de las fotografías clandestinas de Nikolay Bakharev. Hablamos del mundo a través de los ojos de Nikolai Bakharev, un verdadero outsider que, en la era soviética, se dedicó a fotografiar desnudos eróticos.

https://culturainquieta.com

 

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Taylor Camp

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El paraíso perdido: El campamento refugio de los hippies - Cultura Inquieta

Existió un lugar llamado Taylor Camp, una utopía frente al mar tropical; sin reglas, política ni facturas que pagar. Anti-sistemas, la ropa era opcional y las decisiones se tomaban de acuerdo a las "vibraciones". Fué la última fantasía hippie.

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08 août 2019

HÉLÉNA

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Héléna...

 

Étrange fille.

Fille obscure.

Un poème des fleurs du mal.

Sépulture, mon préféré.

 

Dans la demi pénombre du bar, je ne suis pas parvenu à déterminer au premier coup d'oeil si c'était une fille ou si c'était un garçon. Cette androgynie habillée de noir m'a frappé en plein front comme une balle.

Une allure de zombi albinos, d'une cachexie livide et lumineuse d'anorexique, un manque criant de ces signes sexuels secondaires que sont les courbes de la féminité, des cernes immenses qui ne devaient rien à un maquillage maladroit et excessif autour de pupilles explosées de fumeuse de joints.

A croire qu'elle avait été conçue par un tas de charbon.

 

J'en suis tombé raide bleu dingue pour ce regard qu'elle m'a jeté avec un sourire d'un autre monde. Des portes de l'enfer peut être. Ou d'une gueule ouverte d'une fleur vénéneuse phagocyteuse.

 

Simple et sans façon.

Même pas une surprise.

Pour une fois il y avait de la logique dans les événements.

Elle m'a pris par la main, m'a posé sur son lit et m'a demandé du sexe comme on demande une clope et la lune à un inconnu dans la rue.

Sur son lit.

Dans son lit on aurait baisé.

Sur son lit, c'était juste deux perdus pour la vie qui, sans enlever ni leurs bottes ni leur manteaux, tentaient de voler un peu de malheur au temps et de contracter cette maladie bizarre et orpheline qu'on appelle l'amour.

Ainsi fut notre première nuit.

 

Et puis trois jours.

Trois jours sans nous lever, sans nous laver, en mangeant ce qui nous tombait sous la dent. On a même mangé sa plante verte. Pour rire. Mais on n'a pas trouvé ça bon. On sommeillait un peu entre deux baises. En la pénétrant, je lui improvisais mes poèmes déjantés qui la faisaient rire.

 

Non.

Ne me quitte pas.

Si tu t'en vas maintenant, à ton retour, tu trouveras une morte aux veines ouvertes.

Je suis resté trois jours.

Jusqu'à ce qu'elle consente à me lâcher.

 

Retour à la maison.

Grognements porcins du paternel.

Où t'étais passé ? Tu pues ! Va te laver.

Je suis monté dans ma chambre pour enfermer l'odeur d'Héléna et de moi entre mes draps.

 

Héléna...

Héléna mon amour.

Après la baise, je reste allongé contre elle et je la regarde.

Absente, enfermée, perdue à des milliards d'années lumières dans le monde de ses yeux sous la banquise.
Alors, elle est morte.

Morte mais pas vraiment morte, mais morte quand même.

J'ai peur qu'elle n'en revienne pas.

Peur de la tuer avec mes jouissives élucubrations funèbres et funéraires, à cause du plaisir que ça me donne de contempler son cadavre.

 

Son cadavre d’albâtre aux reflets de vieil ivoire, squelette à peine recouvert de peau et d'où toute chair est absente, aux membres d'araignée, au ventre creux sur lequel est tatoué un arbre en hiver qui monte de son nombril pour enrouler ses branches autour de ses seins d'adolescente à peine pubère.

Une momie à la chatte touffue couleur de bitume qui cache une vulve de marbre qui expire sous ma bouche une clarté lunaire dans son orgasme glacé.

Une vulve dans laquelle je n'éjacule jamais. L'orgasme n'est pas dans l'éjaculation, il est ailleurs. Je n'éjacule jamais, ça gâche le plaisir. Et puis Héléna ne supporte même pas l'idée qu'on dépose du sperme dans son corps.

 

Il y a des jours.

Des jours où elle a trop fumé à moins que ce soit sa tête qui lui fait trop mal. Voire les deux simultanément. Ou alors ce n'est plus Héléna. Parce que je ne reconnais ni la voix ni les yeux d'Héléna dans cette inconnue.

Mon bourreau dressé sur un drap noir, tenture de funérailles. Un regard de monstre antédiluvien enragé.

Après avoir fait l'amour comme une urgence vitale.

Un coup de guillotine et ma tête qui roule au milieu des moutons sous le lit.

Fous le camp, casse toi, tire toi.

Et surtout reviens, reviens-moi.

 

Alors je rassemble comme je peux mes morceaux et je pars.

Et j'attends dans les glaces acérées de la délectation du désespoir.

Combien de jours, combien de nuits ? Je ne sais pas. Héléna et moi, c'est hors temps.

J'attends les SMS, pleins de fautes de frappe, d'Héléna qui écrit, d'habitude, sans la moindre faute.

C'est l'angoisse, je ne veux pas rester toute seule, reviens, tout de suite, ne me laisse pas tomber, je t'aime.

Pour résumer, parce qu'elle m'en envoie des tonnes.

 

Alors, je lui reviens, je me reviens.

Héléna...

 

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02 août 2019

Harriet Parry

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Harriet Parry interpreta con flores sus obras de arte y escenas de cine favoritas - Cultura Inquieta

Pinturas clásicas, escenas de películas, hasta fotografías de editoriales, todo es susceptible de reinterpretación a base de maravillosos bodegones florales. Recibe nuestra Newsletter Quincenal, con artículos exclusivos de arte, erótica, estimulante y lifesyle.

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DANIEL PENNAC/MESSIEURS LES ENFANTS

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Beaucoup connaissent l'histoire.

Petit rappel tout de même.

De quoi s'agit-il ?

D'un vieux prof rabâcheur mais passionné, que ses élèves n'écoutent pas et n'aiment pas du tout. Voilà des générations qu'il passe pour une terreur, de trois jeunes ados et d'une rédaction/punition.

« Vous vous réveillez un matin et vous constatez que, dans la nuit, vous avez été transformés en adulte. Complètement affolés, vous vous précipitez dans la chambre de vos parents. Ils ont été transformés en enfants. Racontez la suite. »

Première réaction des ados, comment échapper à la punition, deuxième réaction le refus de l'exécuter.

Et dès le lendemain matin, les enfants sont devenus adultes et les parents des enfants. Incompréhension, angoisse. Des enfants parentalisés, des parents retombés en enfance. La catastrophe absolue.

Il va falloir s'en sortir mais comment ?

Le tout raconté par un... fantôme.

Il fallait y penser et oser. Il y a pensé et il a osé, bravo Pennac !

C'est frais, c'est léger, c'est drôle, c'est jubilatoire, quelque fois hilarant. Complètement décalé ça se lit avec un bonheur de gourmand.

Mais...

Une belle dissertation sur l'imagination puissante de l'enfance, l'importance et l'influence de la littérature, le pouvoir de la fiction sur de jeunes esprits.

Mais...

Une savante, sans en avoir l'air, réflexion sur le système éducatif programmé pour produire à la chaine des adultes amputés de leur enfance, des productifs ambitieux et carriéristes, des handicapés de l'affect, des infirmes de l'émotionnel, des infirmes du sentiment.

Moins léger qu'il n'y paraît ce livre.

Attention, danger, un Pennac en cache toujours un autre.

Et dire que j'ai trouvé ce bouquin dans une solderie, un euro. Il y a des dépenses que je ne regrette pas.

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30 juillet 2019

Repentez-vous, le châtiment climatique est proche !

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Repentez-vous, le châtiment climatique est proche !

Les millennials, la génération Z et tous ceux qui s'en remettent à nous, nous leur disons : " La fin du monde est dans douze ans si l'on ne fait rien pour le changement climatique ", Alexandria Ocasio-Cortez, interviewée par Ta-Nehisi Coates, MLK Now, 22 janvier 2019.

https://www.lepoint.fr

 

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Progressisme et génétique : je t'aime, moi non plus

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Progressisme et génétique : je t'aime, moi non plus

" Donnez-moi une douzaine d'enfants en bonne santé et de bonne constitution et un monde bien à moi pour les élever et je vous garantis que, si j'en prends un au hasard et que je le forme, j'en ferai un expert en n'importe quel domaine de mon choix - médecin, avocat, marchand, patron et même mendiant ou voleur, indépendamment de ses talents, penchants, tendances, aptitudes, vocation ou origines raciales.

https://www.lepoint.fr

 

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26 juillet 2019

ROLAND LAURETTE/RAPHAELLE OU L'ORDRE DES CHOSES

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Voilà un livre qui ne sent pas l'eau de rose des romans de gare.

Un livre dur.

Parce sur cette dure terre pyrénéenne à la fin du XIX° siècle, les hommes, les femmes, les enfants, les animaux, les éléments sont durs. Il n'y a aucune place pour les faiblesses sentimentales. Naitre, travailler, mourir et pas de temps pour les fariboles. Tel est le lot de chacun et nul ne semble vouloir regimber contre son destin. Le même pour tous. Il y a les riches et les pauvres. Chacun sa place. Et on demeure là où on est né. Ainsi va la vie.

Et puis il y a Georges.

Rempli d'une rage immense, d'une haine infinie.

D'une sexualité enragée et brutale, d'une vitalité exacerbée et violente.

Dévoré par la rage, encore et toujours, de sortir « du cul des vaches » et de s'élever dans l'échelle sociale.

Autour de lui, quatre femmes. Raphaëlle, l'amour pur, désincarné, fantasmé, Alphonsine à la beauté sensuelle, la Mancogne animal aux instincts primaires et grossiers. Et puis, la mère. La mère de cet enfant détesté sur lequel elle fera, castratrice et au moins psychologiquement maltraitante, peser un poids énorme. Entre les deux, pas un amour, mais une lutte à la vie à la mort. Pour la vie, pour la mort.

L'obsession farouche de Georges ? Réussir. Pour montrer à sa mère de quoi il est capable. Pour vaincre son influence sur ce fameux ordre des choses. Pour la détruire peut être ou/et se faire aimer de cette mère détestée.

Un livre, la chronique des ravages que peut causer sur le fils une mère non aimante.

Je le répète, un livre dur, qui ne se lit pas facilement, même si le style est chatoyant et poétique, la langue riche et populaire à la fois (les quelques mots de gascon m'ont rempli de joie). La difficulté tient à l'histoire. Un drame humain universel. Dont la description et l'analyse, subtilement ciselées, ne tombent jamais dans le pathos(chez ces gens là on ne se plaint pas son malheur, on le subit et on l'assume).

Un livre qui m'a pris aux tripes et ne n'a pas lâché. Je l'ai refermé hier soir. Avec regret. Je regrette toujours de quitter un bon et beau livre.

 

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