Blog méandres

21 juin 2019

AVANT LA CHUTE

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Il avait cru,

il avait cru avoir enfin trouvé la perle rare définitive, à l'exclusive de toutes les autres.

 

Celle

qui en souriant et sans en avoir l'air,

saurait apaiser le monstre, en changerait le visage, le guérirait à tout jamais de sa peur de vivre et de jouir,

qui lui rendrait son corps jadis perdu dans ses plaintes et jamais retrouvé.

Celle

qui résoudrait son énigme en lui donnant un sexe clairement défini et incontestable.

Par laquelle

il cesserait de détruire systématiquement tout ce qu'il aimait si intensément.

Pour ne plus être le bourreau impitoyable de sa propre exécution, suprême et masochiste jouissance du désespoir.

Qui lui apprendrait avec une infinie patience, une indulgence à toute épreuve, tout ce qu'il faut apprendre pour ne plus créer d'impossibles désirs.

Et bander pour servir.

 

Tout était là.

Jalousie, prodigieux frémissements d'angoisse dans les affres de la peur de perdre le précieux objet, nuits d'insomnie, farouche volonté d'aimer et d'être aimé, reniement de soi dans la fusion, renoncement à la furie de la séduction, à la liberté de l'onirisme onaniste éthylisé.

 

Aucun doute,

l'amour , dans toute sa sauvagerie et dans toute sa cruauté, lui était tombé dessus sans prévenir et il le tenait solidement ficelé dans sa toile d'araignée.

Tout son organisme, sans lui demander son avis, avait subitement décrété qu'il avait, une fois pour toutes et ad vitam aeternam, envie d'elle à en devenir fou furieux. Il en était prêt à vendre pour elle, sans remord ni regret, son âme au diable jusqu'à son auto combustion totale. Ce qui excluait ipso facto toutes les autres.

Ce décret avait force de loi universelle.

 

Étrange créature.

Qui aimait par dessus tout le sexe et en avait un sens inné.

Le sexe fabuleusement bestial.

Elle s'y abandonnait sans la soumission, habituelle des autres femelles humaines à la loi du mâle, et jetait ses cris de jouissances comme des hurlements du plus noir désespoir de la chienne à l'agonie au fond d'un puits à sec.

Elle ne lui donnait et ne lui demandait que le sexe.

 

Étrange fille qui lui ordonnait de ne jamais l'aimer. Qui lui interdisait formellement toute tentative sentimentale. Que s'il se laissait aller à ce genre de déclarations absurdes, elle lui filerait entre les doigts pour s'enfuir dans un ailleurs dont il pourrait jamais avoir l'accès.

 

Il savait indubitablement qu'un jour, une nuit, n'importe quand, c'est au fond de son vagin qu'il rencontrerait l'orgasme. S'il était écrit quelque part qu'ils se rencontreraient, lui et l'orgasme.

 

Juste avant, pendant et encore juste après, mais pas davantage, l'accouplement, elle possédait d'instinct, dans ses mouvements, dans ses mots, dans ses sourires, cette élégance souple et douloureusement violente des grands félins.

Quand ils sautent sur leur proie

 

Quand elle le baisait sans compassion, c'était les vagues des mers du Sud dans une fleur tropicale entre ses cuisses.

Il était au ciel.

Oubliant que le ciel c'est aussi et forcément l'enfer.

 

C'était elle qui l'avait descendu de sa croix.

Elle lui donnait maintenant la lumière.

Elle ferait donc de lui un dieu.

Son rêve, être un dieu.

Avec elle, entre ses cuisses à défaut d'être entre ses bras, mais quelle importance, son rêve de divinité atteindrait la perfection.

Avant de sombrer, sublimé, dans le chaos.

Une chute d'Icare qui n'en finirait que pour flamboyeusement mourir.

 

Il avait le sens et le goût de la tragédie antique.

 

 

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19 juin 2019

ÊTRE ET PARAITRE

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Être ou ne pas être, telle est la mauvaise question.

Paraitre ou ne pas paraître, voilà la bonne question.

Être n'est rien, paraître est tout.

Être n'est que le mythe de ces deux illusions, vérité et sincérité chez l'humain moyen.

 

Qu'importe les mensonges, les tromperies, les duperies, tricheries et autre mythomanie, si c'est pour la bonne cause, paraitre. Paraitre. Seuls les petits esprits à l'étroite pensée peuvent, dans le mirage de l'honnêteté, y renoncer et les condamner. Au nom de la morale et de la vertu, croyance stupide et inutile à laquelle adhère la majorité des petites et bonnes gens.

Tout ce qui brille n'est pas d'or. Il suffit juste de le faire croire pour que cela soit considéré comme indubitable. Simple question de force de persuasion et de talent d’illusionniste.

 

Être.
Être qui ou quoi du reste ?

Ce que la nature a fait de moi ?

Ce moi de naissance sorti et resté à l'état brut de l'utérus maternel ? Ce moi que j'ai enfermé une fois pour toutes derrière le miroir. Et qui est toujours prêt à en sauter pour me montrer à la face du monde.

Ce moi n'est rien.

Je ne l'aime pas, je le déteste, je le méprise, je le renie.

 

Et il faut bien le reconnaître.

Le créateur fut un bien piètre artiste et de bien peu d'inspiration quand il m'a donné forme. Il n'a pas été fichu de dépasser le stade d'une ébauche que tout étudiant de première année aux beaux arts jugerait indigne de lui.

Insipide, incolore, inodore congénitalement.

 

Il n'y a, de toutes façons et de quelque côté que l'on se tourne, aucune beauté dans leur nature humaine. C'est brut de décoffrage. Ça pue l'effort et la sueur du travail du maladroit fabricant. Comment peuvent-ils donc tomber en extase devant de telles horreurs ? La nature est laide. Il faut que la main et l'imagination de quelques hommes plus doués que les autres, y interviennent pour enfin y trouver de la beauté. Sans l'art, l'art de soi, pas de beauté. L'art de soit conduit au paradis qu'ils disent artificiels mais qui est infiniment plus admirable et enviable que l'enfer triste et gris de la banalité.

La laideur hideuse du naturel.

 

Comment, moi, moi, pourrais-je m'en satisfaire ?

Impossible !

 

Je suis bien trop intéressé par ma personne, mais par qui d'autre que moi serais-je intéressé, pour ne pas me contenter d'être que ce dont la nature m'a chichement doté. Ce serait être comme tout le monde, passer inaperçu. Insupportable.

Je veux être mon image, celle que j'ai choisi.

Et tant pis si elle n'est pas vraie. Il leur faut bien y croire. Qu'importe le prix que j'en paierai. Seulement, qu'ils m'écoutent, qu'ils me voient. Sans me toucher. Leur jalousie, leur ressentiment de miséreux ne m'atteignent pas.

 

Je ne crains pas les chiens qui tentent de me mordre aux mollets.

Quant aux pauvres, ce sont souvent les chiens, ils n'auront rien de moi.

Je ne suis pas avare.

Mais je dépense à bon escient et je ne serai jamais assez riche de moi.

 

Je n'exige que tout.

Du grand, de l'immense, du sublime, de l'extraordinaire, de l'admirable, de l'absolu, du difficile. Une symphonie. Non, un final de symphonie, c'est toujours plus beau.

 

Loi fondamentale, ne jamais s'aimer in naturalibus.

Ne jamais s'aimer du tout pour ce que l'on est. Ce genre de narcissisme est un narcissisme de looser, de mendiant, de raté.

Mais s'aimer pour tout ce que l'on est en devenir.

Narcissisme de vainqueur.

 

Je ne peux rien laisser au hasard.

C'est épuisant.

Mais c'est indispensable.

Pour connaître l'orgasme du miroir.

Et encore n'est-il jamais complet.

Il laisse toujours un arrière goût de tristesse et d'insatisfaction.

 

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Nobyoshi Akari

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Nobuyoshi Araki : reporter des "cafés sans culottes"

Manifeste de l'érotisme pour les uns, simple collection pornographique pour les autres, l'ouvrage "Tokyo Lucky Hole" condense les fantasmes politiquement incorrects du photographe Nobuyoshi Araki. À défaut de nus idéalistes, le Japonais sonde les "centres de divertissement" du Tokyo des années 80, entre fellations floues et lolitas en pleine extase.

https://www.numero.com

 

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15 juin 2019

VÉRONIQUE FRAU-VINCENTI/LE BAGNE DES FOUS

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Je me souviens.

Nous sommes dans les années 1970.

Nous sommes élèves infirmiers de secteur psychiatrique.

Villejuif Henri Colin. Cela nous fait frémir d'effroi. La section 3 du service Henri Colin à l'hôpital de Villejuif, mais c'est pour nous le vieil asile du siècle dernier, à peine né de la loi du 30 juin 1838.

Réputation justifiée ? Je ne sais pas trop.

Une question se pose à la fin du XIX° siècle et au début du XX°. Que faire des fous dangereux, des fous criminels ? Relèvent-ils de la simple justice ou de la médecine sinon psychiatrique pour le moins asilaire ?

C'est ainsi qu'on inventa l'unité pour malades mentaux dangereux, le 3 mai 1910, sous la houlette du docteur Henri Colin. Isolée du monde, hyper sécurisée, d'une discipline de fer, c'est la première unité de France pour malades dit difficiles. Elle tient plus de la prison que du lieu de soins. On y trouve de tout. Tous ceux qui n'ont pas ou plus leur place dans la société. Vagabonds, malades mentaux, épileptiques, voleurs, criminels, assassins, escrocs, délinquants grands ou petits, « pervers instinctifs et/ou constitutionnels, déments précoces, débiles et autres anormaux, amoraux », la nosographie psychiatrique est celle de son temps, simulateurs qui veulent échapper au bagne, à la prison, à la relégation et j'en passe. Tous ceux qui n'ont pas pu/voulu trouver une place dans la société ou que la société a rejetés. Et il ne fallait pas faire beaucoup pour s'y retrouver bouclé (voler un vélo suffit).

Mélange du médical et du pénal. Qui se demandent, mais il n'y aura pas de réponse, peut-on soigner et guérir les fous, punir et amender les voyous. Entre folie et délinquance à cette époque est bien floue. Querelle entre les psychiatriques qui pensent que oui et ceux qui n'y croient pas. Entre le médecin et le juge. Interminables débats qui ne seront jamais conclus entre le mandat sécuritaire et la mission hospitalière. Qui ont eu le mérite de poser un certain nombre de questions essentielles quant à la prise en charge de la maladie mentale. Au cours d'affrontements parfois rudes entre deux conceptions de l'être humain.

Un gros pavé, 440 pages. Une excellente photographie de la psychiatrie de ce siècle. Qui, comme la psychiatrie du XXI° siècle, est le reflet de son époque. Extrêmement bien documenté (l'auteur cite ses sources, des courriers médicaux, des lettres d'internés, des débats scientifiques ou parlementaires). Qui nous interpelle car on se pose toujours les mêmes questions dont on cherche toujours les réponses.

Indispensable à qui s'intéresse à l'histoire de la psychiatrie et de la folie. Et à leur avenir.

Qui quant à moi, a attiré mon attention sur les faits suivants. Jusque dans la première moitié du XX° siècle on enfermait les délinquants à l'asile. Aujourd'hui on met les malades mentaux en prison (40% de la population carcérale est psychotique donc ne relève pas du pénal mais du médical). Je ne suis pas certain du tout que l'histoire avance dans le bon sens.

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06 juin 2019

VIEILLE DAME

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DÉCLARATION D'AMOUR

 

 

Vieille Dame.

 

Bonjour.

Surprise ?

Ben oui, dès les onze heures du matin, toujours dans mon lit, je pense à toi. En tout bien tout honneur. Je n'ai que des intentions honnêtes et pures à ton égard. Rassure-toi.

 

Je devrais t'en vouloir.

De m'avoir pourri le voyage en me dégueulant des litres et des litres de ton fiel sur la tête.

Je ne t'en veux pas.

 

Vieille Dame je t'ai rencontrée dans un train.

Peut être que ce n'est pas vrai.

Peut être que c'était ailleurs.

Ou pas du tout.

Je ne sais même pas si tu existes vraiment ou si tu n'es qu'un effet de mon imagination.

Une créature de plus dans mes délires.

On s'en fout.

Toi et moi on va faire comme si c'était réel.

 

On ne se verra sans aucun doute jamais de la vie.

Ça ne nous empêche de devenir amis.

De vrais amis à la vie à la mort.

Quand on me demandera qui est donc cette Vieille Dame, le docteur Miracle par exemple, je répondrai que c'est une amie.

Juste une amie.

L'amie qui loge dans ma tête.

Eux, ils parleront de mon amie imaginaire. Mais moi, moi, je sais que tu n'es pas une amie imaginaire, que tu existes pour de vrai, que tu es bien réelle.

 

Tu verras, on sera bien.

Je te raconterai,

la folie, les voix qui parlent, qui parlent, et puis tout ce qu'ils ne voient pas les autres, que je suis le seul à voir et à entendre. Tous les monstres qui me persécutent. Ce que le docteur Miracle appelle mes hallucinations. Et d'Hélène Z. aussi. Il ne faut pas que je l'oublie. C'est avec elle que tout a commencé dans le cimetière du Sud. Quand elle est sortie de sa tombe. Il y aura Héléna aussi avec qui j'ai eu une histoire plutôt bizarre. Elle est fracassée Héléna.

 

Sauf si l'autre ramène sa fraise.

L'autre, c'est celui qui écrit, rapporte, raconte à ma place tout ce que je pense, je dis, je fais.
Il me manipule comme un écrivain manipule son personnage. Peut être que je n'existe pas. Que je ne suis que sa créature.

L'autre c'est celui avec lequel tu vas cohabiter sous mon crâne. Ton colocataire de moi. Un vrai fout la merde qui me sème le bordel partout. Enfin, avec toi, il devrait se tenir tranquille. Je te fais confiance. Tu sauras le mater.

 

Mais c'est moi aussi.

Même si moi, ce n'est pas lui.

C'est compliqué.

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30 mai 2019

Lille 30 mai 2019

 

Lille 30 mai - Album photos - Blog méandres

Lille 30 mai : Toutes les photos Lille 30 mai - Blog méandres

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Roberto Ferri

Roberto_Ferri_pintura_barroca_simbolista_controvertida_

La pintura barroca, sensual y conmovedora de Roberto Ferri [Desnudos] - Cultura Inquieta

Roberto Ferri (nacido en 1978) es un artista y pintor de Taranto, Italia, profundamente inspirado por los pintores barrocos (Caravaggio, en particular) y otros grandes maestros del Romanticismo, la Academia , y el Simbolismo. Os animamos a que disfrutéis de esta muestra de su imponente obra: Recibe nuestra Newsletter Quincenal, con artículos exclusivos de arte, erótica, estimulante y lifesyle.

https://culturainquieta.com

 

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24 mai 2019

Laura Stevens

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Bellos retratos de vulnerables hombres desnudos, por Laura Stevens - Cultura Inquieta

Durante 12 meses esta fotógrafa inglesa transformó su cama en un estudio de fotografía. La falta de representaciones del cuerpo masculino visto por artistas mujeres fue el motor que le llevó a poner este proyecto en marcha. Laura mira con suavidad, tranquilidad y pasividad, limitándose a observar.

https://culturainquieta.com

 

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23 mai 2019

CÉDRIC MELLETA/DIABOLIQUES

Diaboliques-Sept-femmes-sous-l-Occupation

Sept femmes sous l'occupation.

Sept femmes évoluant, très à l'aise, à croire que ce fut leur milieu naturel, dans les eaux troubles et puantes de ces années d'occupation. Dans les bas fonds glauques de la collaboration. Certaines par intérêt, d'autres par conviction. Elles auront participé à toutes les turpitudes de l'époque qui en fut riche. Profiteuse de guerre, espionne nazie, milicienne antisémite jusqu'à l'hystérie, pourvoyeuse sans état d'âme ni scrupule en victimes des camps de la mort.

Sept femmes qui auront des comptes à rendre lors de « l'épuration ».

Sept destins qui font froid dans le dos.

L'auteur n'est ni juge ni moraliste.

Historien, il expose les faits, rien que les faits.

Avec le souci permanent de la vérité des faits, sans a priori, sans parti pris, sans idée préconçue.

Psychologue, il nous fait plonger dans les noirceurs du temps et de leurs âmes.

Décryptant avec un sens aigu de la description et de l'analyse tous les jeux d'ombre, les faux semblants les ambiguïtés de la séduction, de la fortune et du pouvoir.

Sept portraits de femmes qui ne se renieront jamais, n'exprimeront jamais le moindre regret, le moindre remord, la moindre culpabilité.

Sept portraits de diaboliques dans une période du diable.

Le portrait d'une époque avec laquelle nous n'avons peut être pas soldé tous nos comptes.

Et qui renvoie chacun d'entre nous, en faisant preuve d'un minimum d’honnêteté à cette question : et moi, qu'aurais-je été, qu'aurais-je fait ?

Nul ne peut l'éviter.

A mon avis, un livre indispensable qui dépasse largement le cadre de la pure histoire par les interrogations qu'il nous lance. Pour les entendre, il suffit simplement de ne pas détourner le regard, de ne pas se boucher les oreilles, de ne pas se pincer le nez.

Un livre instructif, enrichissant, au style brillant, clair, vivant contre l'amnésie collective quant à tout un pan de notre histoire.
Et de la nature humaine, oh combien humaine.

Une piqûre de rappel : il est des choses qu'il ne faut surtout pas oublier. Si on ne veut pas les revivre. Et par les temps qui courent, n'est-ce pas...

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21 mai 2019

Emel Karakozak

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Budding par Emel Karakozak | Graine de Photographe - The Blog

Emel Karakozak est née à Mut, en Turquie, en 1974. Son aventure autour de la photographie débute alors qu'elle est encore au lycée. De fil en aiguille, elle a développé sa passion en participant à de nombreuses expositions. Son travail fut récompensé à maintes reprises.

http://blog.grainedephotographe.com

 

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