Lourdes-apparition-de-la-Sainte-Vierge-dans-la-grotte-de-Massabielle-835x1113

Je rentre de Lourdes et j'en ai rapporté un vilain poème.

 

Lourdes, la ville aux dix mille vierges à vendre et une dans une grotte, elle aussi à vendre.

 

Qui ne sont plus vierges depuis le temps qu'on les fait tapiner pour sucer à genoux des glands auxquels elles ne donneront jamais d'orgasme.

 

Lourdes, la ville, que dis-je, la capitale des miracles authentifiés, certifiés par la très sainte, très catholique, très apostolique église très romaine.

 

Lourdes, où se retrouvent les pauvres hères, que la charité chrétienne débraguettent à tous les vents sur leur brancard et qui n'ont aucun orgasme à espérer abandonnés qu'ils sont à tous les vents. Lourdes le pièges à gogos qui s'onnanisent le chapelet, en y dépensant leurs quelques sous en cierges, eau bénite et vaines prières.

 

Lourdes, où l'on expose toute la misère noire du monde et où s'étale toute la stupidité de l'humanité.

 

Lourdes des marchands du temple, des escrocs de la grotte, des voleurs d'âmes, des usurpateurs de sainteté, des coincés de la soutane, des empêchés de l'extase.

 

Lourdes la bigote, citée des latrines confites en dévotions.

 

L'anus mundi mal lavé toujours rempli de l'une ces madones creuse en plastique de forme visiblement phallique.

 

On a les godemichés que l'on peut. Et que l'on mérite.

 

Mais je trouve totalement inconvenant de se faire enculer par la pucelle éternelle mère de dieu.

 

Je hais Lourdes où ma mère trainait l'enfant qui rêvait aux seins ronds et pleins des gitanes sans pudeur du quartier.