insomnie_banner

Jouissives nuits froides et blanches d'insomnies, bouillon de culture fécond de nos névroses.

 

Absence de l'oubli dans l'éveil permanent d'une vertigineuse lucidité qui confine à la pornographie.

 

Bienheureux l’insomniaque qui, dans ses interminables nuits blanches, se tient de longues conversations, strictement privées donc sans aucune pudeur, avec le seul être qui compte vraiment dans ce vaste monde, soi même.

 

Intense moment d'intimité sans souci de pudeur, de séduction, d'aimer et d'être aimé. Sans se préoccuper de l'illusoire objectivité mais au contraire dans cette subjectivité absolue qui permet d'atteindre des cimes de désespoir,

 

Bander ou ne pas bander, là n'est plus la question. On s'en fout, les masques tombent. Nudité intégrale dans un miroir qui nous ment comme on veut qu'il nous mente.

 

Dans le délicieux malheur de ne penser qu'à soi, dans l'exquise douleur de s'onaniser dans son mal de vivre, dans la jouissance du bouillonnement de ses agitations intimes, secrètes comme une séance de masturbation où l'on prend le désir sexuel pour une aurore mystique.

 

Laisser enfin au fond d'une poubelle philosophique, l'inanité de vouloir rationaliser l'absurdité de vivre, du désir de rendre l'humain meilleur, de se vouloir beau pour fesser les idées justes en les sodomisant.

 

La mort attend.

 

La faire patienter.

 

En envisageant le seul acte de la vraie liberté, le suicide par auto crucifixion.