La-Beauté-du-Diable

Il y avait chez ce jeune garçon quelque chose de …

 

… diaboliquement féminin.

 

Et pourtant d’extrêmement viril dans sa grande jeunesse.

 

On se serait cru en présence d'un de ces êtres aboutis, achevés, plus loin , plus haut, plus profond que tous les autres.

 

Auprès de qui on a la sensation de prendre un bain de feu.

 

Une de ces créatures auxquelles, par instinct, on ne peut rien refuser, à qui tout, absolument tout, est accordé d'avance.

 

Pour qui et à qui l'on vendrait son corps et son âme pour rien.

 

Pour lesquelles on renoncerait jusqu'à soi-même.

 

Et qui ne vous demandent jamais rien.

 

Et vous donnent encore moins quand vous leur avez tout offert, tout abandonné.

 

Qui traversent les drames de la vie conscients d'être une condition essentielle au bonheur ou au malheur des autres.

 

Et qui n'ont qu'une souffrance.

 

Leur lucidité ouverte sur le néant qui les rend

 

magnétiques.

 

Elles attirent.

 

Toute solitude leur est interdite.