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 L'auteur, dans sa dédicace, me souhaite bonne lecture. Ce ne fut pas une bonne lecture, mais une lecture délicieuse. Une de ces lectures dont je suis friand Une lecture de gourmet gourmand.

 

Pour paraphraser l'auteur qui voudra bien me le pardonner. Nous aussi, on pousse le loquet et la porte ne grince pas. Et on emprunte ce chemin qui mène à l'inconnu, l'inconnu imaginé (?) par Nathalie Boucheré.

 

Imaginé ? Non bien sûr. Elle n'a pas pu inventer ces êtres humains, animaux ou végétaux ou extraordinaires comme la licorne, qui ont d'étranges rapports, d'étranges dialoguent entre eux, avec les éléments. Qui fusionnent entre eux dans le vent en parlant de la vie, du désir, de l'amour, de la mort. Certaines existences se brisent sur les rochers gris du quotidien, d'autres se régénèrent dans de bien étranges couleurs dans un surnaturel qui ne nous surprend pas, qui va de soi, tant il coule de source sous la plume de l'auteur. Certains sont ces êtres « à part », que la société des hommes tolèrent à peine, ne comprend pas du tout, et pourtant extraordinairement libres et vivants.

 

Je ne veux pas flatter bassement l'auteur. Elle me connaît trop bien pour savoir que ce n'est pas le genre de la maison. Mais il y a parfois comme un souffle de poésie nietzschéenne dans ces nouvelles. Et il m'est arrivé de croire lire Zarathoustra.

 

Mais non. C'était bien du Nathalie Boucheré. Après vérification.

 

Qui nous donne envie de nous livrer corps et âme au grand OUI à la vie par essence magique. Naturellement magique.

 

Non, elle n'a pas inventé cet inconnu vers lequel elle veut nous conduire. Elle l'a senti, ressenti et en le transcrivant pour nous, transmis. Et elle nous mène sur ce chemin de l'inconnu. A nous de nous laisser guider.