15 janvier 2017

DOROTHY

Le psychiatre Jane Morton est envoyée au sein d'une communauté recluse dans une petite île au nord de l'Irlande pour étudier le cas de Dorothy Mills, adolescente accusée de tentative de meurtre sur un bébé. Alors qu'elle vient en aide à Dorothy, elle tente d'affronter ses propres démons et d'éclaircir le secret qui hante une communauté repliée sur elle même et jaloiuse de ses secrets. Jane Morton n'est visiblement pas la bienvenue et on lui fait sentir. mais c'est là qu'elle rencontrera son destin. En toute conscience ? Le débat reste... [Lire la suite]
Posté par fsetrin à 19:35 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

15 janvier 2017

ENTRE LE COUVENT ET LE BORDEL

Ah ! Sans prévenir.   Ça revient.   Bien avant mes vingt ans, quand la puberté se faisait trop exigeante, quand elle me semblait ingérable, quand c'était tellement trop j'avais déjà la tentation de renoncer à tout, ne plus vivre peut être, je ne savais pas, mais cesser. Le désir m'épuisait et la jouissance me laissait déprimé. Et puis entre la chatte des filles et la queue des garçons le choix était... cornélien. Trop cornélien pour que je ne choisisse pas et l'une et l'autre.   Je l'avais oublié, je le... [Lire la suite]
Posté par fsetrin à 17:07 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
14 janvier 2017

LE DOIGT

  Si je lève le doigt, ce n'est pas pour demander à la maîtresse d'aller faire pipi. Je n'ai pas envie de pisser et j'ai passé, oh combien, l'âge d'en demander l'autorisation.   Si je le lève, ce n'est pas pour te doigter le bénitier petite sœur. Tu n'as nul besoin de mes services digitaux, tu te débrouilles très bien toute seule, comme une grande, quand je suis absent dans un sommeil trop grand.   Ce n'est pas non plus pour me curer le nez de quelques chiures gênantes.   Ni pour me gratter l'anus.  ... [Lire la suite]
Posté par fsetrin à 20:07 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
09 janvier 2017

LA SUPER MÈRE I

  La mère   Admirable.   Mère avant tout, mère jusqu'au bout des ongles, jusqu'au bout du compte en banque, jusqu'au bout du frigo, jusqu'au bout de ses nuits d'insomnie.   En elle, tout est mère, seulement mère, uniquement mère. C'est son mantra. Je suis mère de cet enfant.   Mère aimante, consolatrice de tous les maux de la terre, qui trouve toujours une solution à tout, mère pélican qui s'enlève le pain de la bouche pour nourrir son petit, mère courage, mère qui se dépouille d'elle-même, pleine... [Lire la suite]
Posté par fsetrin à 22:23 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
07 janvier 2017

LES MÈRES PIÉTAS

   Maman a dit.   Impératif maternel : on ne demande pas, on ne réclame pas !   Interdit absolu, un tabou inviolable sous peine de je ne sais quelle malédiction éternelle proférée par je ne sais quelle divinité maléfique.   Interdit qui pèsera et qui en entrainera ipso facto beaucoup d'autres.   Seulement attendre et ne pas dire oui tout de suite, c'est mal élevé. Débord dire non merci. Toujours attendre qu'on lui propose au moins deux fois. Et s'en servir très peu. On ne se ressert pas.... [Lire la suite]
Posté par fsetrin à 17:55 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
05 janvier 2017

LA TENTATION DU COUVENT

Partir, foutre le camp, loin, loin de la vie, loin du monde, loin des hommes, loin des femmes. Loin du bruit insupportable, du caquetage insipide de mes contemporains.   Asile ! Asile ! Asile !   Une vie de moine.   Dans le jardin d'un couvent, écouter ces hommes simples prier en chantant un dieu auquel je ne crois pas, auquel je n'ai jamais cru. Peut être par détestation de la facilité et / ou goût du désespoir.   Fuir.Fuir ces grands messes sociales, ces rituels pluriannuels et... [Lire la suite]
Posté par fsetrin à 00:35 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

31 décembre 2016

QUARANTE ANS DE PSYCHIATRIE / MON PÈRE

1948.   La guerre est terminée. La France n'est plus occupée par l'armée nazie. Fin des années de disette voire de famine. Mais tout n'est pas rose pour autant. Il y a toujours des restrictions, des tickets de rationnement, probablement encore du marché noir. Mes parents se sont mariés en 1940, ils sont trois enfants. Mon père a donc une femme et trois enfants à nourrir. Que faire ? La situation économique est guère glorieuse. De Gaulle a quitté le pouvoir et c'est la chienlit de la IV° république. Mon père lui, a besoin... [Lire la suite]
Posté par fsetrin à 15:08 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
30 décembre 2016

LES ARTRISTES

  On se voulait artistes en la matière.   Nous ne sommes que des artristes.   Comment a-t-on fait pour y croire ? Pour nous croire ? On se pensait dans l'éternel printemps quand nous sommes depuis la nuit des temps dans un hiver comme c'est l'hiver sur une ville perdue de l'est. Parce que nous ne sentions pas encore ni le froid ni l'humidité, couverts d'illusions comme nous l'étions.   On a fait la fête, on a pris des bains de mer, on s'est perdus dans le brouillard en riant et en dansant sur un... [Lire la suite]
Posté par fsetrin à 19:31 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
30 décembre 2016

LA PETITE PRINCESSE SENTIMENTALE

  Petite fille attardée qui jouait à la grande dans son immaturité affective crasse.   Petite fille dépendante dans son constant besoin d'être rassurée, de se rassurer, qui se racontait des histoires à la guimauve. Qui à quarante ans, tremblait encore devant son « papa ».   J’étais ton prince charmant, tu étais ma belle au bois dormant.   Ton romantisme suranné sentait le bouquet fané sous la poussière. Tu ne nous vivais pas, tu nous rêvais.   Tu te bâtissais, jour après jour, le château... [Lire la suite]
Posté par fsetrin à 16:10 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
28 décembre 2016

Antonin Artaud Le moine (Lewis)

   Le moine, The monck, est un roman anglais de Matthew Gregory Lewis publié en 1796. L'auteur n'a alors pas vingt ans et l'écrit en dix semaines, dans le but de divertir sa mère. Il est pourtant extrêmement subversif dans les thèmes abordés (viols, incestes, parricides, magie noire...). Lewis y critique violemment l'hypocrisie des religieux. Ce roman fut censuré à son époque et figure parmi les préférés du marquis de Sade. Cette œuvre de jeunesse, emblématique du roman gothique, aura une influence considérable. Il est... [Lire la suite]
Posté par fsetrin à 21:37 - - Commentaires [0] - Permalien [#]