30 octobre 2017

MATER DIXIT

Ce n'est qu'une une gueule mais gigantesque, obscure, béante, où brillent ces crocs brûlants qui de ta naissance à ton dernier soupir te lacèrent le corps et l'esprit, pendant que dans ton estomac s'enfoncent les doigts crochus et effilés de la culpabilité et t'y injectent leur poison lancinant. Une gueule qui te souffle son haleine puante, purulente et corrosive.   Ce monstre terrifiant, c'est... Maman a dit.   Donner pour ne pas recevoir, souffrir pour ne pas jouir, nuire à ce prochain que tu dois aimer plus que... [Lire la suite]
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29 octobre 2017

ÉCRIVAIN PUBLIC

   Y en a.   Y en a qui écrivent. Enfin, ils disent écrire.   Ils s'auto proclament, insupportable prétention dans la vacuité absolue de leur manque de talent, poète, poétesse, écrivain, écrivaine, auteur, auteure, le E ne s'entend pas, dommage il change tout.   Oh, comme ils écrivent de fort belles, fort poétiques choses. Il parle du temps qu'il fait et de l'amour avec le même romantisme hyper sucré, sucré ad nauseam.   Tout est merveilleux mais rien n'est vrai.   ... [Lire la suite]
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26 octobre 2017

BAPTÊME

  Il ne leur suffisait pas de me concevoir et de me faire naitre. Il fallait en plus qu'ils me fassent baptiser.   Alors, ils ont déversé des vagues de miserere et prends pitié de lui Seigneur, pardonne lui.   Mais me pardonner quoi ? Le simple fait d'être né ? La faute à qui ? C'était plutôt à eux de se faire pardonner de m'avoir imposé cette absurdité de vivre, de n'avoir plus su, un court instant, ce qu'ils faisaient.   C'est dans le cul poussiéreux d'une église toujours pucelle depuis le... [Lire la suite]
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23 octobre 2017

LA POÉSIE-PLAIDOYER

    Oh poésie que de conneries on dit et on écrit en ton nom !   Oh pédagogues stupides qui enseignez la poésie et qui n'avez jamais compris que la poésie ne s'enseigne pas mais qu'elle se transmet. Qu'elle est émotion et non point raison. Oh poètes à la petite semaine qui se prennent pour Baudelaire, Hugo, Lamartine et Ronsard réunis, qui écrivent comme Musset ! Ce sont eux des génies de la poésie. Mais ces pauvres bougres n'ont pas compris que les temps ont changé, qu'on n'écrit comme au siècles... [Lire la suite]
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18 octobre 2017

LE LIVRE

    Ce fut au fond, d'abord, une lettre de rupture que ce livre, comme il s'en écrit dans les couples où ni l'un ni l'autre n'ont plus rien à donner ni à recevoir et qu'il vaut mieux tout arrêter plutôt que de gâcher une histoire qui fut belle.   Une fois constatée l'usure du temps, mieux vaut que chacun reprenne ses billes et parte de son côté, sans regard en arrière, sans regret, sans remord puisque que l'on s'est mutuellement donné tout ce que l'autre était capable de recevoir.   Après quarante de vie... [Lire la suite]
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17 octobre 2017

VACUITÉ DE LA PSYCHIATRIE ET FOLIE

  Quarante ans de carrière en psychiatrie. Soixante ans de vie sous le signe ineffaçable de la dite psychiatrie. Mais je me fous totalement de la psychiatrie. C'est quoi la psychiatrie ? Un ensemble de tableaux cliniques, un tableau de plus en plus large de la pathologie mentale, aujourd'hui grâce au DSM, on est tous, chacun de nous, plus ou moins assurés de souffrir de troubles mentaux. Auxquels il faut associer, c'est parait-il indispensable un suivi auprès d'un psymachinchose dont l'essentiel du boulot sera de vous... [Lire la suite]
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12 octobre 2017

LES VIEUX

  C'est affreux la vieillesse.   Ce corps qui qui fout le camp aux abonnés absents. Cette chair qui ne répond plus, qui n'attire plus personne. Et qui vous donne le dégoût de soi quand, par accident, vous la rencontrer dans le miroir de la salle de bains. C'est bien parce qu'il faut, même si ça ne sert plus à rien, rester propre sur soi. Il ne manquerait plus que l'on pue ! Déjà qu'un vieux ça ne sent pas bon !   Ces portes de la jeunesse, celle des autres, définitivement, irrémédiablement fermées. Qui... [Lire la suite]
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11 octobre 2017

LA CHUTE

    Devant le mur gris d'une église sans style qui se voudrait gothique dans le genre flamboyant qui pue la pisse de chat, de chien, et d'humain,   il pense   artiste de soi-même déchu, déjection canine parmi les déjections canines   Comme une sensation de mort imminente et injustifiée sous le soleil gris des vaincus.   Il n'a vécu sa vie qu'en la rêvant, il n'a pu la vivre que parce qu'il l'a rêvée, il a vécu à travers les femmes fantasmées, les hommes imaginés et ce troisième sexe qu'il... [Lire la suite]
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03 octobre 2017

LA HAINE

      Je hais les hommes pour leur stupidité, leur aveuglement et leur complaisance avec eux-mêmes, pour être totalement dépourvus de cette ironie qui signe le tragique de vivre, de cette auto dérision si nécessaire à l'intelligence, tout enrobés qu'ils sont de cette guimauve sirupeuse qu'ils appellent le bonheur.   Ecoeurant comme une orgie de barbe à papa.   Je hais les hommes pour leurs croyances en dieu, au diable, en l'homme, pour leur désir d'être bons, leur volonté d'être beaux, pour leur envie... [Lire la suite]
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07 septembre 2017

NAUFRAGÉS VOLONTAIRES

   Experte.   Et gourmande.   Elle en réclamait toujours plus.   Et je ne pouvais rien lui refuser. Sa peau était trop douce, sa bouche trop chaude, sa chatte trop voluptueuse. Ses mains trop agiles. Ses aisselles trop humides. Ses seins trop réactifs. Son regard trop brûlant.   Elle était trop habile dans l'amour.   Elle aimait me faire jouir, avec son con, avec son cul, avec sa bouche ou dans ses mains.   Elle m'aimait. Elle m'aimait par le sexe. Elle m'aimait par le plaisir... [Lire la suite]
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