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Petite bonne femme boulotte et sans grâce transpirant la graisse rance de sa méchanceté. Maquillée comme un camion volé mais à l'impeccable brushing. Avec l'air toujours fatigué et chagrin de celle qui doit tout faire parce qu'elle est la seule à bien faire. Plantée sur les deux poteaux courts et épais qui lui tenaient lieu de jambes. Dotée d'une hyperplasie mammaire impressionnante et d'une toute petite paire de fesses. Ce qui ne pouvait que la déséquilibrer, la contraignant à marcher avec la tête à Lille et le cul à Nice. Une grosse tête porcine au groin fouille merde en pied de marmite. C'est pour cela, entre autres, que je l'avais surnommée la grosse truie.

 

Une grosse tête mal remplie de madame je sais tout et je fais mieux que tout le monde et qui se donnait des airs d'intello germano-pratin sans la moindre élégance intellectuelle.

Qui s'était auto proclamée cadre bis. Et prétendait réguler à sa façon le déroulement du service. Elle considérait tout acte de résistance à son autorité comme un crime de lèse majesté. Ce fut parfois sanglant entre elle et bon nombres des membres de l'équipe.

 

Comme tous les frustrés pleins de ressentiment, elle se revêtait d'une vertu sourcilleuse qui surveillait de près et censurait sans pitié les idées, les paroles, les actes et les mœurs de ses collègues. Ce qui ne l'empêchait pas de vivre une relation adultère avec le play boy de service. Mais gare à ceux qui s'égaraient sur les mauvais chemin à l'écart de sa morale intransigeante. Ses foudres divines leur tombaient dessus illico.

Heureusement, pour la plupart d'entre nous nous avions de bons paratonnerres.

Les truies sont réputées apprécier leur fumier et se rouler dedans. Elle aimait sa merde et la partager généreusement. Avec une évidente délectation, elle salissait, elle corrompait tout de sa propre pourriture. J'ai rarement connu de personnages qui n'avaient aucun respect pour les autres, leurs émotions, leur sentiments. Personne n'y échappait. Même sa « meilleure amie » dont il me faudra reparler.

Elle en voulait au ciel, à la terre, à dieu, à sa mère, à son père, au monde entier d'avoir été une petite fille pauvre dans une banlieue glauque, et surtout d'avoir programmée de sexe féminin. Elle aurait voulu naitre couillue ! Des couilles pourtant, elle en avait. Dans sa tête. Et par conséquent les aspects les plus détestables des mecs. J'ai rencontré peu de femmes qui haïssaient et méprisaient à ce point là les autres femmes. Elle n'appréciait pas davantage les hommes, par essence tous des salauds finis pourvus de testicules bien visibles en bas du ventre. Le genre de bonne femme dont il ne fallait s'approcher qu'avec précaution en se protégeant l'appareil génital externe. Toujours les ciseaux bien aiguisés de la castratrice expérimentée à la main parce qu'elle ne pouvait pas pisser debout dans le sens du vent. Frustrée de la bandaison. Donc de la vie. Elle n’exhalait vraiment pas une féminité épanouie !

 

Elle menait de front trois vies de couple sur le modèle couple dysfonctionnel sadomasochiste. Mais était-elle capable d'établir des relations non toxiques, autres que destructrices ? Dans lesquelles elle était la dominatrice ? Un côté pervers narcissique. Conséquence sans nul doute de sa masculinité émasculée.

 

Premier couple, avec sa mère. Une excellente vieille dame mais soumise de nature. Avec qui elle vivait sans pouvoir s'en détacher. Et qu'elle humiliait publiquement avec jubilation.

Deuxième couple, avec son amant, son grand eunuque devrais-je dire. Un mètre quatre vingt quinze er quatre vingts kilos de muscles à genoux devant un mètre soixante à peine et, à vue d'oeil, soixante dix kilos de graisse. Une sacrée paire ces deux là !

 

Enfin, et j'ai gardé de troisième couple pour la fin, sa « meilleure amie ». Un couple aux relents lesbiens très refoulés mais bien perceptibles. La « meilleure amie », une petite blonde pas laide du tout et frisée comme un caniche. Qui me tournait ostensiblement autour. Cette garce infinie a tout fait pour que nous couchions ensemble. Non pas pour le bonheur de sa copine, oh non, juste pour faire chier le mari, qu'elle détestait naturellement, de cette dernière. Nous avons fini par coucher ensemble. Tout aurait pu être pour le mieux dans le meilleur des mondes.

Mais les choses tournèrent mal pour leur couple. L'autre idiote, je parle de la copine, ne se contentait de coucher avec moi. C'eût été tout à fait supportable pour la truie. Non, il a fallu qu'elle me voue un amour débordant. Qui avec le temps me deviendra vite très lourd. C'était de la haute trahison ! Elle en devint jalouse et une jalousie de truie c'est féroce. Impitoyable. Elle s'est mise à m'en vouloir à mort ! Je détournais l'amour de copine du seul objet auquel il était destiné, elle, la truie. Je ne démontrais pas un amour fou, je l'avoue.

Je ne me contentais de baiser avec sa « meilleure amie », je prenais dans son lit une place qui ne revenait qu'à elle. Au moins symboliquement.

En plus, je lui refusais le moindre rôle de la belle mère intrusive.

Impardonnable !

Dès lors, elle a tout fait pour nous séparer. Elle a eu finalement gain de cause puisque j'ai cédé la place. Simplement parce que cette histoire avait assez duré et qu'une nouvelle se profilait sur mon horizon sentimental et sexuel.

J'ai appris bien longtemps après, tout finit toujours par se savoir, q'elle était au courant des moindres détails d'une intimité qui ne la concernait pas.

Une façon de baiser sa copine par procuration en recueillant ses confidences ?

 

Voilà qui en dit long sur le personnage de la famille des porcins !