Aux-fruits-de-la-paion

Où l'on retrouve toute la tribu Malaussène avec son cortège de névroses familiales. Sans oublier le chien qui a pris l'habitude de chier au pied de l'affiche électorale du candidat d'extrême droite.

Mais là, ça va mal.

Thérèse, la pucelle chronique est amoureuse d'un haut fonctionnaire prénommé Marie-Colbert, réputé d'une honnêteté scrupuleuse. Elle va se marier. Sans inviter la famille qui ferait désordre face à sa belle famille de nobliaux français. Y sont conviés tous les traine la misère de Belleville. Opération caritative médiatisée. Succès télévisuel assuré.

Premier souci, Thérèse perd son don de voyance en même temps que son pucelage. Deuxième souci, elle rentre sitôt la nuit de noces consommée sans un mot d'explication. Troisièmement, l'heureux élu se fait dézinguer de façon étrange. Quatrièmement, il se révèle, post mortem, franc magouilleur, parfaitement malhonnête, trafiquant d'arme de haut vol. Vieille tradition familiale chez les de Roberval. Tous pourris de génération en génération.

Je vous laisse découvrir la fin.

Ce n'est peut être le meilleur de la saga des Malaussène.

Mais...

Ne boudons pas notre plaisir. C'est délicieux de mordre à pleines dents dans ces fruits juteux du plaisir de lire et de les dévorer.

C'est léger, c'est frais, plein d'humour, de dérision. Pennac a beaucoup de tendresse pour tous ses personnages rendus sympathiques à force d'extravagance. Et sur lesquels il fait tomber une cascade impressionnante d'emmerdements avec une jubilation non feinte. Il a dû bien s'amuser à écrire ce nouvel épisode des Malaussène.

Et, quant à moi, je me suis bien amusé, j'ai souri, j'ai même franchement rit, à le lire.