La-voleuse-de-livres

Dans l'Allemagne nazie écrasée sous la guerre. Une petite ville de Bavière. Et la mort omniprésente. « Fonctionnaire » de dieu, du destin ou du hasard. A chacun de voir. A laquelle bien peu peuvent échapper

Une petite fille orpheline qui aime les livres et les vole. Ce n'est pas une voleuse, c'est juste une voleuse de livres. A chacun son mode de survie quand on est à l'épicentre de l’anéantissement du monde. Une petite fille que la mort épargne obstinément.

Un petit garçon qui attend un baiser. Qui viendra. Mais trop tard.

Une mère adoptive vieille ronchon brutale mais finalement au grand cœur. Un père adoptif, type même de l'homme bon. Un juif qui tente d'échapper à la barbarie de l'horreur. Et bien d'autres personnages qui font ce qu'ils peuvent, jamais ce qu'ils veulent dans cette époque de malheur.

L'absurdité de la vie, de la guerre. De la vie dans la guerre.

Ce n'est pas un roman, ce n'est pas un conte, ce n'est pas une fable. C'est tout cela à la fois. Et peut être encore plus. Il y a un secret entre les lignes, entre les mots.

Une écriture originale, audacieuse même. Envoûtante. Un charme, au sens magique du mot, opère. Une écriture toute en poésie, en délicatesse. Malgré l'horreur et les drames. Sans jamais tomber dans la littérature à la guimauve. Parce que tout lecteur normalement constitué ne pourra pas échapper à des moments de terreur, de souffrance devant l'innommable.

Je vous laisse découvrir le narrateur ou la narratrice de cette histoire extraordinaire. Il fallait y penser.