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Occident ou la rédemption ?

Peut être bien.

De Paris à Mortefontaine, de Mortefontaine à Algésiras, d'Algégiras à Bruxelles. L'itinéraire d'un quinquagénaire, peintre, en perdition dans un Occident en déliquescence. Alcoolique, toxicomane, coureur de jupons. Englué, perdu dans une relation amoureuse toxique. Et d'autres personnages qui survivent dans le monde de l'art, dans la perversion, dans la complexité des sentiments, avec toujours, l'extrême droite en toile de fond qui finira par remonter à la surface et tout emporter sur son passage.

Et puis, l'amour salvateur. Entre un quinquagénaire à la dérive et une adolescente plus que psychiquement perturbée. Embarqués ensemble dans le voyage initiatique de l'art du désir charnel et de l'amour. Un voyage plein de fantômes, de démons destructeurs mais aussi d'anges et d'êtres de chair et de sang créateurs.

Un roman où je me suis perdu, retrouvé, encore perdu et peut être jamais vraiment retrouvé. Qui ne m'a pas lâché avec son style vif, tranchant, souvent poétique. Un roman puissant comme un torrent en cru qui m'a entrainé dans ses flots en me précipitant parfois contre les rochers. Ces rochers que sont les magouilles du monde de l'art, la perversité de l'amour, la déstructuration psychique, les hallucinations et les délires divers et variés.

Un conte noir et baroque écrit par un virtuose de la littérature. Comparable à nul autre.

Qui vous secoue sans ménagement.

Un souffle puissant, un rythme impétueux qui vous font approcher le sacré. Dont on comprend bien, enfin, en ce qui me concerne que, si tant est qu'il existe, est inatteignable.

Un intense plaisir de lecture. C'est le premier livre de Liberati que je lis. Une grande découverte comme j'en connais peu. Je suis tenté par la lecture des autres livres de cet auteur.

Et comme le meilleur moyen de résister à une tentation c'est d'y céder...

Je suis peut être loin de la rédemption