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De quoi s'agit-il ?

Dans une Italie enténébrée au bord de l'implosion et d'un « italexit », une vierge en plastique se met brusquement à pleurer des hectolitres de larmes de sang. Bigre ! D'un premier ministre englué dans les problèmes politiques et ses soucis, euphémisme, conjugaux. D'un général bien plus malin qu'il ne paraît, des services spéciaux chargé par le président du conseil de garder la madone comme un secret de défense nationale. D'un curé traité pour Parkinson, escroc et obsédé sexuel qui finit mal. Pour les personnages principaux mais il y en a bien d'autres. Tous plus riches et fouillés les uns que les autres. Rien n'y manque.

Une série prodigieuse, parfaitement construite autour plusieurs histoires qui finiront par toutes avoir un lien entre elles. Qui oscille entre la raison qui résiste et la déraison qui parfois balaie tout, entre beauté et horreur, entre comédie burlesque et tragédie noire (la mort d'un enfant...), entre cynisme et désespoir. Qui nous emporte dans l'éternel combat du bien et du mal. Et il nous est parfois bien difficile de comprendre qui se situe où dans ce combat. Chaque personnage, magnifiquement interprété, même le plus immonde, est entrainé dans un jeu dont il ignore les règles. Il ne comprend même pas que c'est finalement un jeu. Je me suis, presque malgré moi, laissé aller au jeu, oubliant souvent, moi aussi, qu'au fond c'est un jeu.

Je me suis couché très tard, fatigué mais heureux, pour aller jusqu'au bout de l'histoire. Je n'ai pas pu résister. Il fallait que j'aille jusqu'à la fin. Pris dans l'histoire comme un poisson dans une nasse. Accroché par une mise en scène et une photographie impeccables.

Et tant pis pour une longue nuit que je n'ai pas vue passer !

Du grand art même si la fin m'a paru un peu...faiblarde. Mais je refuse toute mesquinerie.

A ne surtout pas rater.

Arte une fois de plus une fois encore nous offre un très grand moment.