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Un groupe d'hommes, amis d'enfance, échappe à une guerre nucléaire dans la cave d'un château fort. Quand ils sortent, il n'existe plus rien. Il s'agit donc d'organiser le mode survie, la répartition des réserves, dépasser les différences, surtout politiques qui n'ont plus aucun sens. Des femmes les rejoignent. Ce qui pose inévitablement la question suivante. Comment faire quand il y a trop d'hommes et pas assez de femmes. Pour que tout cela ne dégénère pas en combat de coqs pour la possession des femelles ? Car ils en sont revenus aux temps préhistoriques. Les valeurs traditionnelles risquent ne plus avoir cours et laisser la place à la barbarie. Comment éviter la mise en place d'un système politique qu'avant « l'événement » on aurait qualifié de fasciste ? Sous l'impulsion d'Emmanuel, le propriétaire du château, ils vont mettre en place un système de communisme agraire primitif, non violent et parfaitement démocratique. Ils réussiront, parce qu'il en va de leur survie, à dépasser toutes les tentations du pouvoir.

Mais comment faire quand on est confronté à des groupes de survivants violents, à des bandes armées qui n'ont qu'une idée en tête, tuer les hommes, violer les femmes, piller ce qui reste de biens ? Comment lutter contre un faux curé avide de puissance et de richesse qui met en coupe réglée un village voisin où certains ont survécu, y installe un régime totalitaire ? Comment choisir quand il reste si peu d'humains entre tuer et être tué ?

Robert Merle nous décrit là deux conceptions de l'humain, de l'humanité, du monde et leur inévitable confrontation pluriséculaire. Il a écrit son livre à l'époque de la guerre froide et du totalitarisme soviétique. Cependant, il reste d'une brûlante actualité et engage à une réflexion approfondie sur notre époque, sur notre monde, sur cet animal doué de raison qu'est l'homme.

Un livre qui empêche, peut être, de désespérer totalement de l'espèce humaine.

Le meilleur est toujours possible pour des hommes de bonne volonté.