Le-livre-des-Baltimore

 

Il y a les Goldman. Ceux de Baltimore et ceux de Montclair.

Les Baltimore sont riches. Les Montclair sont de la classe moyenne américaine, à l'aise mais sans luxe.
Entre les deux, Marcus, fils des Montclair et neveu des Baltimore. Des Baltimore qu'il envie, qu'il admire. Trois cousins, Montclair et Baltimore amis à la mort à la vie. Le gang des Goldman. Et la belle Alexandra dont chacun des trois cousins est amoureux fou. Chacun jure de ne pas chercher à séduire Alexandra au nom du Gang et de l'amitié, pour ne pas briser l'amour sans condition qui les lient. Mais... On ne lutte pas contre ses sentiment quand on a quinze ans. Et Alexandra elle n'a pas signé le pacte.

Mais... Au delà des apparences tout de qui brille n'est pas d'or. La façade rutilante des Baltimore n'est pas sans microscopiques fissures qui s'élargiront au fil du temps, jusqu'au « Drame » final qui la fera exploser et la chute leur sera fatale pendant que les modestes mais solides Montclair poursuivront leur vie tranquille et que Marcus parviendra à la célébrité littéraire.
Une histoire de famille, avec ses secrets, ses cadavres dans le placard, ses non dits, ses jalousies, ses rivalités, ses bassesses, ses coups tordus, sur laquelle Marcus enquête pour comprendre ce qui peut expliquer leur chute.

Une histoire de famille bien banale au fond et Dicker/Marcus dissèque, observe au microscope, analyse très finement et nous raconte avec talent.

Il signe là un livre que l'on ne peut quitter que par obligation, qui nous donne qu'une envie, celle de le retrouver pour replonger dans cette saga familiale éblouissante. Un livre tellement bien écrit que j'ai fini par croire qu'il est autobiographique. Mais que va-t-il donc se passer à la page suivante ? Que va donc finalement devenir tel ou tel personnage ? Quel est donc ce Drame qui arrive, inexorablement ? Dicker sait ménager le suspens et accrocher son lecteur.

En clair, j'ai aimé. Peut être parce que j'aime les histoires de famille dans lesquelles, peut être, je me projette.

Les Goldman. Une famille ordinaire.

N'en déplaise aux critiques et autres spécialistes littérateurs germanopratins qui détestent les livres et les auteurs qui ont du succès.