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J'ai souvent, dans un rayon lunaire, baignant dans un vertige hypnagogique, cette vision folle, blasphématoire, satanique.

 

Une femme.

 

Une femme à la beauté parfaite, à la beauté du diable, exempte de toute cicatrice, aux seins glorieux, au cul triomphant.

 

Elle se sodomise tout en se masturbant en chevauchant l'homme imparfait que je suis. Et reconnaissant d'être son instrument pour atteindre le céleste.

 

Tableau surréaliste digne d'un Salvador Dali.

 

Image même de l'exorcisme de l'ancestrale malédiction du sperme dans l'utérus, de la vieille servitude du féminin, de l’arrêt définitif et sans retour de l'aliénation et des tourments de la chair décrétés par des soutanes qui cachent leur honte de l'érection.

 

Du poignard assassin et bienfaiteur de l'humanité dans le cœur de ce dieu inventé pour le malheur des hommes, du bûcher où grillent ses prêtres, de l'autodafé rafraichissant des livres que l'on dit saints.

 

Du blasphème absolu, libérateur et jubilatoire, de la révolte totale contre l'ordre, la morale, la vertu.

 

De la porte cachée du plaisir de l'incarnation et de la négation de cette âme immatérielle que l'on prétend immortelle, de la négation de toute résurrection des corps, de l'affirmation de la vie qui ne peut exploser que dans une succession d'orgasmes.

 

De la mystique sans religion d'un érotisme formidablement luxurieux.

 

De la liberté illimitée de l'immoralité.