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Ses femmes me font bander.

 

Passionnément bander.

 

Tellement elles sont jouissives sous leurs airs de vierges et de saintes.

 

Voilà où est le génie de ce type. Qu'il peigne des vierges et des crucifixions, des bonnes sœurs et des bourgeoises, des vieilles et des fleurs d'adolescence,

 

ce sont toujours des femelles absolument bandantes, grasses et blondes aux généreux seins blancs, presque transparents, à la chatte probablement couleur de blé mûr parce qu'elles sont filles de la mer du Nord.

 

Cette mer du Nord qui leur apporte cette lumière accrochée à leurs lèvres pâles.

 

Pâles à vous donner envie de manger dessus des cerises d'un rouge sang, pleines du jus du soleil, cueillies sur l'arbre avec la bouche.

 

Depuis la nuit des temps, c'est à dire le début de ma puberté, depuis mes premières pollutions nocturnes et volontaires

 

tous mes rêves charnels, tous mes onanismes, viennent de là.

 

De cette sensualité de la chair, imparfaite mais lumineuse sous le faisceau du pinceau, fraîche et fleurie comme un jour de printemps.