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C'est beau le gris.


C'est couleur pisse muraille, c'est beau, ça va avec tout, avec tout et surtout avec la déprime. Avec les jours de déprime quand ça pleut de l'intérieur.

 

Ça ne se remarque pas, incolore, inodore, insipide.

 

C'est léger quand on se sent trop lourd devant les vitrines de noël, sous les flonflons de la fête quand la famille s'amuse avant de se foutre sur la gueule. A ce moment là ça évite de se saouler bêtement la gueule comme tout un chacun parce qu'il fut absolument se concentrer sur son spleen pour ne pas sombrer dans le gouffre commun.

 

Quand on ne veut pas piocher dans la gamelle à foutaises où tout le monde fourre ses grosdoigts sales.

 

Le gris, c'est cet oiseau qui vous emporte au plus profond de vous, pour ne pas prendre dans la gueule les pierres de la stupidité grossière des masturbateurs impénitents qui se branlent la cervelle pour n'éjaculer sans orgasme que leur connerie universelle.

 

Et que l'on a envie de la mer à prendre comme une femme ou d'une femme à prendre comme la mer.

 

Quand le ciel transsexuel vous tape sur la tête au point de vous rendre impuissant, quand on se sent cocufié par la vie en bas de soie sac de merde au milieu du troupeau métropolitain qui finit de roter sa nuit dans un brouillard qui pue encore la mauvaise bière et le tabac froid.

 

C'est beau le gris.

 

Quand la baise n'est pas venue au rendez vous et que l'on se branle pour échapper au désespoir et que ça finit par être jouissif malgré tout parce, pour un instant, on a le bonheur qui passe au bout des doigts.