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Narcisse, le mal aimé.

 

Narcisse qui s'aime de cet amour qui dure toute une vie et qui meurt foudroyé de ne plus pouvoir s'aimer.

 

Quand il y a laissé sa peau et qu'il n'est plus que cendres.

 

Narcisse, le surpuissant parce qu'il ne connait jamais la souffrance de se mal aimé, ébloui de se connaître. Vivant dans cette cinquième saison riche, joyeuse, pleine d'un soleil qui ne jaillit que de ses yeux, dans laquelle Narcisse ne danse amoureusement qu'avec Narcisse. Dans la jouissance de sa grandeur.

 

Narcisse, le dernier héroïque subversif, le mal pensant, que la folie a empêché de devenir fou dans sa sublime et douloureuse nostalgie, destructeur de réel et constructeur de son mythe, qui porte en lui les cieux insondables de sa beauté.

 

Narcisse, Sisyphe heureux, pardonné par les dieux.

 

Parce qu'il ne peut jouir que de lui-même, par son reflet parfait.

 

Privilège du divin.

 

La masturbation somptueuse contre le coït en grisé.

 

L'amour de soi posé comme un défi à l'amour du prochain.