Petit-traite-sur-l-immensite-du-monde

Sylvain Tesson, un voyageur, un errant qui parcourt le monde. Il marche, il grimpe, chevauche, de bivouac en bivouac, dort sous un arbre ou sous un pont ou en haut d'une cathédrale au risque de se rompre le cou.

Son petit traité est un précis de désobéissance sociale. Tesson vit par un choix qui semble bien définitif, à l'écart du troupeau humain. Il a choisi la nature vierge, sauvage, parfois peu accueillante voire dangereuse contre l'homme et son ordre établi, toujours plus menaçant que les vastes déserts que l'auteur parcourt. Il a choisi le monadisme contre le sédentarisme, le mouvement contre l'immobilisme.

Et il voyage. Pour ralentir le temps, pour survivre, pour vivre. Pour finalement rien trouvé d'autre que lui-même. Chacun de ses voyages est une initiation à lui-même.

Le voyage hors des sentiers battus est par essence une initiation à soi-même.

Telle est la leçon de cette philosophie buissonnière écrite dans un style finement ciselé, éminemment poétique.

A lire par tous ceux qui se sentent étouffés dans le béton des cités modernes, dans les foules uniformisées.

Par tous ceux qui se sentent étrangers, en exil dans le monde urbain et civilisé.

Une invitation au voyage en somme.

Un guide de rando composé comme un poème.