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Moi, l'amour, le cancer de la prostate.

Ainsi aurait pu sous-titrer son livre ce cher FOG, excellent écrivain et grand chroniqueur des misères et autres vices de notre temps.

Un livre à lire.

Par les mecs histoire de leur mettre le nez dans leurs incohérences, leurs lâchetés, leur trouille d'aimer et d'être désirés, d'aimer et de désirer, leur plaintes et gémissements sur leur pauvre et malheureux nombril. Salutaire !

Par les femmes. Pour qu'elles pigent bien qu'un homme, si « c'est bête, égoïste et pas fiable », c'est parce que c'est faible. Un éternel petit garçon qui joue au grand viril et qui a besoin des femmes, rarement d'une seule au cours de sa vie, et parfois de plusieurs simultanément, pour se protéger de toutes ses angoisses existentielles. Un homme qui cherche toujours un grand amour qu'il trouve peut être moins rarement qu'il le croit. Mais il ne sait pas le reconnaître. Les hommes sont tous des madames Bovary. Et ils sont, quoiqu'ils en disent plis compliqués que les femmes. Le sexe faible ? Suivez la démonstration de FOG.

Un portrait sans concession du mâle humain capable d'épuiser les plus fortes énergies féminines, de lasser les plus tenaces indulgences compatissantes des femmes.

Avec un sens de l'autodérision (« Tous les personnages de ce livre sont imaginaires, sauf l'amour, le cancer et moi-même.)

Dévoré en trois jours. Un régal de roman de la psychologie des profondeurs masculines.