05 novembre 2017

PAR LA FENÊTRE

  Je les vois, là, dehors, ils tapinent sur les trottoirs, offrant au premier regard venu leurs moignons et, indécence suprême, leur âme scrofuleuse mise à poil en attendant l'improbable miracle d'un roi guérisseur d'écrouelles.   Je les regarde, tous, toutes, les mendiants de l'amour, les SDF de l'affect, les handicapés de l'émotion, les paralytiques du désir qui se trainent avec leurs béquilles, leur fauteuil roulant, leur déambulateur.   Tous crevards, pornographes chômeurs de l'orgasme qui me reprochent, sur... [Lire la suite]
Posté par fsetrin à 18:22 - - Commentaires [0] - Permalien [#]