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Pour oublier sa condition de misérable mortel, l'homme a inventé trois choses, dieu, l'alcool et le sexe.

 

Dieu est mort seul son cadavre persiste à nous empoisonner l’atmosphère. A nous intoxiquer gravement la psyché. A faire des nous des handicapés de la vie. Des paralytiques du désir et du sentiment.

 

Le sexe souvent décevant. Un court instant on perd la notion de la vie et de la mort. Mais une fois ressuscité de cette petite mort on retrouve ses souvenirs, la peur, la tristesse, l'angoisse et cette envie perpétuelle ed foutre le camp très loin. Ce n'est pas après le coït que l'animal est triste. C'est pendant le coït qu'il est dévoré par ses démons. Parce qu'il est sans défense.

 

La vérité n'est pas au fond de la bouteille. Quoique parfois, l'ivresse peut nous faire dire ce que l'on ne dirait jamais en temps hors ivresse.

 

L'oubli, lui, on finit toujours par l'y trouver. C'est juste une question de quantité. Ajoutez Beethoven à l'ivresse du vin et vous atteindrez le paradis. Vous avez traversé le Léthé. Vous flottez dans une espèce de brume propice à l'hypnagogie. Vous n'avez plus qu'à vous laisser aller. Le monde s'estompe jusqu'à l'effacement total. Le monde disparu, vous n'existez plus. Dissouts dans l'alcool et la musique. Avec toutes vos hallucinations du malheur, du sexe. Et de l'amour.

 

Avec l'ivresse vous ne trouvez pas le bonheur, vous trouvez bien mieux. La perte de toute mémoire, la disparition de tous les souvenir. Effacement complet du disque dur.

 

C'est dans les brumes de la démence alcoolique dite de Korsakov, que l'amnésie devient complète et définitive. Un luxe. Et rien ne vous empêche de vous enrichir encore plus.

 

Mais moi ça m'emmerderait de finir dément.

 

Même si dans la démence, peut être, qui sait, on trouve même l'oubli de soi et de la mort. L'oubli de cette charogne divine à laquelle, on le dit, on doit d'être mortel. Pour ce que j'ai pu constater, reste le souvenir du sexe. Mais alors, il devient amusant.

 

Alors, si tel est mon destin...