La-verite-sur-l-affaire-Harry-Quebert

 

Il en est des livres comme des femmes.

Il en est qu'il faut éviter à tout prix, tenir le plus loin de soi.

Ils /elles vous font perdre toute raison.

Ne mettez pas le nez dans ce livre. ! Il est infernal !

Dès la première ligne, vous êtes fichus.

Il va vous exciter comme des malades. Vous n'allez pas le lâcher, il va vous tenir entre ses pages jusqu'à la dernière. Vous allez vous sentir manipulés, déroutés, agacés, stupéfiants, sidérés. Vous allez le détester. Le haïr du fond de vos nuits sans sommeil, de vos après midis ensoleillés perdus au fond de votre canapé, des thés tiédasses que vous aurez bus et de la tête que va vous faire votre copain ou votre copine qui va trouver que bon, ce livre doit être bon mais ce n'est pas une raison pour oublier les câlins. Parce que ce diabolique de Joël Dicker va tout vous faire oublier.
Mais vous allez l'aimer ce livre qui a l'allure d'un gros pavé (851 pages tout de même), mais qui n'est pas lourd du tout, qui vous entraîne dans une course d'obstacles qu'il franchit avec un incroyable légèreté. Parce qu'en plus c'est bien écrit.

A force de rebondissements, coups de théâtre, fausses pistes et j'en passe, vous en sortirez épuisés mais heureux. Heureux de cette giclée d'adrénaline littéraire qui vous aura conduit au septième ciel, à l'orgasme.

Je ne vais pas vous raconter l'histoire de ce livre absolument infernal.

Où il est question d'écrivains, de la disparition d'une ado de 15 ans, d'une sulfureuse histoire d'amour, de flics plus ou moins véreux, de femmes qui sont en apparence des filles adorables ou de fieffées salopes, de combats de boxe et de combats littéraires et au moins deux livres dans le premier. Je ne vous en dis pas davantage.

Si, il y a aussi une belle réflexion sur le métier d'écrire, ses grandeurs et ses misères. Que l'auteur glisse comme ça, sans en avoir l'air entre deux chapitres. Il sait de quoi il cause, il connait le métier.

Vous allez galoper jusqu'à la dernière page comme des dératés pour enfin comprendre.

Et terminer sonnés.

Tant pis pour vous.

Je vous aurez prévenus.