29 juillet 2017

SOLITIUDE DANS LA VILLE

   Et me voilà parti, reparti, anonyme dans la foule qui l'ignore, qui m'ignore, pour laquelle je n'existe pas, et qui pour moi n'est rien d'autre que du vide, du néant. La foule n'a que l'existence qu'on lui reconnaît. Mais la foule, par essence, n'a pas d'existence. Elle ne pense pas, ne parle pas, n'agit pas. Elle n'a pas de vie, ou alors une vie très végétative, entre le minéral et le végétal, dépourvue du temps et d'espace. Donc de conscience. On ne communique pas avec ce monstre difforme, léthargique, agité de... [Lire la suite]
Posté par fsetrin à 15:37 - - Commentaires [0] - Permalien [#]