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SOLAIRE.

Voilà le premier mot qui m'est venu à l'esprit très vite en cours de lecture et qui m'arrive en tête le livre refermé ce matin.

SOLAIRE.
Solaire malgré la mort au premier plan et qui occupe toute la scène.

Solaire, la femme aimée et morte, solaire la femme fantasmée et intouchable qui guérit l'âme de César parce que justement, elle est intouchable, solaire cet enfant, fils de César.
Solaire ce livre dans lequel la mort s'impose dans la grisaille parisienne, dans lequel la vie s'impose dans la lumière de la côte italienne et des iles grecques. Solaire ce livre traversé des plus beaux éclats de l'antiquité gréco-latine.

Solaire la chair des femmes qui rappelle à la vie.

Solaire enfin César sauvé par son enfance, sauvé par son enfant, sauvé par la mythologie antique, solaire quand il revient vers la vie, se réconcilie avec lui-même, quand il renonce à mourir pour vivre en décidant d'être heureux.

Croire au merveilleux. Croire à la naissance, à la mort et à la renaissance. Naissance, mort, renaissance, c'est cela ce merveilleux auquel l'auteur nous invite à croire.

Croire au merveilleux, un conte de fées pour adultes qui ont oublié leur enfance en oubliant de vivre.

Une fable sur l'absurdité de la vie et la nécessité de vivre, en Sisyphe heureux.

Solaire.