feu-de-paille

Comment résumer ce recueil de nouvelles ?

 

Tout passe, tout casse, tout lasse.

Seul le tao est permanent.

Vanitas vanitatis et omnia vanitas.

 

Je ne suis pas certain d'avoir résumé le recueil. C'est l'impression qu'il me reste le livre refermé sur la dernière page. Et j'aime ça.

La vie, l'amour, la mort, le désir, l'absence, la présence dans l'absence, l'absence dans la présence, dans leur permanente impermanence, à moins que ce soit l'inverse. La lucidité de qui a suffisamment vécu pour nous en parler.

L'auteur en quatrième de couverture nous prévient : Vous vous attendez à un grand voyage... Mais je ne vous mènerai nulle part, je vous propose des petites ondes de choc.

Nulle part. A voir. Les ondes de chocs se propagent. Parfois très loin et très longtemps.

C'est bien écrit, c'est vivant, parfois désespérant. Mais le tout de force de l'auteur est de m'avoir fait sourire même quand c'est désespérant. Il y a comme un fil rouge qui lie et relie les nouvelles entre elles. Un indicible fil rouge que tout lecteur attentif (pléonasme) ressent.

Un livre genre que vous ne lâchez pas, qui ne vous lâche pas. Condamnés à allez jusqu'au point final.

Nathalie Boucheré ne manque pas de talent.

Ni son illustrateur.